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Afrique, Venezuela, Cuba : Washington durcit le ton et redessine sa stratégie mondiale

De la Zambie au Soudan du Sud, de Caracas ? La Havane, les états-Unis multiplient pressions, sanctions et démonstrations de force

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L’administration américaine accélère son offensive diplomatique, économique et stratégique sur plusieurs fronts. Afrique australe, Amérique latine, Europe : Washington avance ses pions dans un contexte international de plus en plus tendu. Mais face à cette posture affirmée, certains États refusent désormais de céder.


Zambie : 1 milliard de dollars refusé au nom de la souveraineté


Coup de tonnerre en Afrique australe. Selon Reuters, le gouvernement zambien a rejeté une proposition américaine d’un milliard de dollars destinée à soutenir son système de santé. Motif : les conditions imposées par Washington seraient contraires aux intérêts nationaux.


D’après les informations relayées, les États-Unis exigeaient en contrepartie un accès stratégique aux minéraux zambiens ainsi qu’aux bases de données nationales. Un enjeu colossal pour ce pays, deuxième exportateur africain de cuivre derrière la RDC, et détenteur de réserves majeures de cobalt, nickel, lithium, manganèse et terres rares — des ressources clés pour la transition énergétique mondiale.


Dans la foulée, le Zimbabwe aurait également décliné une offre américaine de 350 millions de dollars pour son secteur sanitaire, évoquant une atteinte à sa souveraineté.


Un signal fort envoyé à Washington : l’Afrique ne veut plus d’accords déséquilibrés.


Soudan du Sud : menaces sur l’aide américaine


À Juba, la pression monte. Les États-Unis menacent de réduire leur aide au Soudan du Sud, dénonçant l’inaction du gouvernement de transition face au conflit civil.


Le département d’État américain accuse les autorités sud-soudanaises de manquements répétés, de détournements de fonds publics — y compris de fonds provenant des donateurs américains — et exige une reprise immédiate du dialogue avec l’opposition.


Sur le terrain, la situation sécuritaire s’aggrave. Des milices liées au SPLM-IO ont pris le contrôle de plusieurs localités au nord-est du pays. Le premier vice-président Riek Machar est actuellement jugé pour haute trahison à Djouba, tandis que les combats s’intensifient.


Washington lie désormais explicitement son soutien financier aux progrès politiques et à la coopération migratoire.


Venezuela : administration américaine, pétrole sous contrôle et bras de fer judiciaire


La crise vénézuélienne a franchi un cap inédit. Après des frappes américaines confirmées par Washington, le président Nicolas Maduro et son épouse ont été arrêtés et transférés aux États-Unis. Ils comparaissent devant un tribunal fédéral de New York pour des accusations liées au narcotrafic. Ils plaident non coupables et contestent la procédure pour violations constitutionnelles.


Entre-temps, les États-Unis assurent une administration temporaire du Venezuela. Delcy Rodriguez, présidente par intérim, appelle Donald Trump à lever les sanctions, tout en dénonçant un blocus visant la jeunesse vénézuélienne.


Sur le plan énergétique, les revenus des ventes de pétrole vénézuélien sous supervision américaine devraient atteindre 2 milliards de dollars d’ici fin février. Environ 40 millions de barils seraient écoulés vers l’Asie et l’Europe.


Le département du Trésor américain autorise également, sous conditions, la revente de pétrole vénézuélien à Cuba.


Fait notable : Delcy Rodriguez a reçu une délégation de la Chambre africaine de l’énergie (AEC) au palais de Miraflores. Objectif affiché : renforcer la coopération pétrolière et gazière entre le Venezuela et l’Afrique, notamment via un éventuel fonds d’investissement énergétique.


Cuba : incursion armée et tensions diplomatiques


La tension est montée d’un cran à La Havane. Un bateau immatriculé en Floride a pénétré dans les eaux cubaines et ouvert le feu sur des gardes-frontières. Quatre assaillants ont été tués, six blessés.


Selon les autorités cubaines, les individus impliqués — des Cubains résidant aux États-Unis — auraient préparé une action à visée terroriste. Des armes lourdes et explosifs artisanaux ont été saisis.


Washington assure qu’aucun membre de l’administration n’est impliqué et promet une enquête indépendante. L’ONU réclame des clarifications, tandis que Moscou dénonce une provocation américaine.


États-Unis : dette record et exode inédit


Sur le plan intérieur, les signaux d’alerte se multiplient.


Le FMI estime que la dette publique américaine pourrait atteindre 140% du PIB d’ici 2031 si la trajectoire budgétaire actuelle se maintient. Le déficit resterait entre 7% et 8% du PIB. La dette dépasse déjà 38.700 milliards de dollars.


Autre phénomène marquant : en 2025, plus d’Américains ont quitté les États-Unis qu’il n’en est entré — une première depuis la Grande Dépression. Selon le Wall Street Journal, au moins 180.000 citoyens américains se sont installés à l’étranger l’an dernier, attirés par des pays jugés plus sûrs et plus abordables.


Enfin, l’incertitude commerciale liée aux droits de douane pourrait peser sur l’économie américaine. Le FMI prévoit un impact inflationniste et une contraction de la production si les tensions commerciales persistent.


Europe : Bruxelles met Washington en garde


La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, appelle les États-Unis à ne pas s’ingérer dans les élections européennes, promettant en retour que Bruxelles n’interviendra pas dans les élections américaines de mi-mandat.


Une déclaration qui illustre la nervosité croissante des relations transatlantiques.


L’activisme américain simultané en Afrique, en Amérique latine et sur la scène économique mondiale marque une phase de repositionnement stratégique majeur. Accès aux ressources critiques, contrôle énergétique, pression financière et leviers migratoires : Washington articule puissance économique et influence politique.


Mais face à cette stratégie, certains États — Zambie, Zimbabwe, Venezuela — affichent une volonté de résistance accrue.


L’équilibre géopolitique mondial entre dans une phase de recomposition accélérée.




Africa, Venezuela, Cuba: Washington Hardens Its Global Strategy


From Zambia to South Sudan, from Caracas to Havana, the United States is intensifying diplomatic pressure, economic leverage, and strategic positioning worldwide.


Zambia rejected a $1 billion US health aid package, citing sovereignty concerns after Washington allegedly demanded access to mineral resources and national databases. Zimbabwe reportedly declined a similar proposal.


In South Sudan, the US threatened to reduce aid over stalled peace efforts and corruption concerns, linking support to political progress.


Meanwhile, in Venezuela, following US military strikes and the arrest of President Nicolás Maduro, Washington now oversees temporary administration while controlling oil exports expected to generate $2 billion by the end of February. Legal battles are unfolding in US courts.


In Cuba, an armed boat registered in Florida entered Cuban waters, leading to deadly clashes. Investigations are ongoing.


Domestically, the IMF warns US debt could reach 140% of GDP by 2031, while 2025 marked the first year since the Great Depression that more Americans left the country than entered it.


Global tensions are reshaping power dynamics.


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Ange NGO

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