Logé dans le groupe D aux côtés du Ghana, du Mali et du Cap-Vert, le Cameroun hérite d’une poule relevée mais abordable pour une nation de son rang. Sur le papier, l’ambition est claire : décrocher enfin le sacre continental qui fuit Yaoundé depuis des années. Sur le terrain institutionnel, en revanche, les signaux sont au rouge.
Une qualification arrachée… mais non assumée ?
Éliminées sportivement lors des phases qualificatives, les Lionnes ont finalement été repêchées par la CAF grâce à leur position au classement FIFA. Une seconde chance inespérée. Pourtant, cette opportunité ne semble pas avoir déclenché l’électrochoc attendu.
« On a l’impression d’une qualification subie, pas assumée. Pourtant, ce repêchage impose encore plus de rigueur, pas moins », confie un technicien camerounais.
Le constat est brutal : à ce jour, aucun stage officiel annoncé, aucun programme de préparation communiqué, et surtout, aucun staff technique confirmé. L’encadrement précédent a été limogé après l’échec sur le terrain. Depuis, le vide.
Gouvernance tatillonne
Dans les milieux du football camerounais, les critiques se multiplient. Plusieurs analystes pointent directement la gestion de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).
« On ne prépare pas une CAN comme un match amical », martèle une ancienne internationale citée par la même source. « L’absence de sélectionneur envoie un signal d’instabilité aux joueuses et aux partenaires. À ce niveau, chaque semaine compte. Le retard dans la planification se paie cash. »
Le message est limpide : dans une compétition où le moindre détail fait la différence, l’improvisation n’a pas sa place.
Une génération à ne pas sacrifier
Le Cameroun dispose pourtant d’un vivier talentueux et expérimenté. Plusieurs cadres évoluent dans des championnats compétitifs et les jeunes pousses frappent à la porte. Mais sans cap clair, sans direction technique structurée, difficile d’espérer rivaliser avec des sélections déjà en ordre de bataille.
À un mois du coup d’envoi, le temps presse. La CAN féminine ne pardonne ni les hésitations ni les querelles administratives.
Les Lionnes indomptables ont l’habitude de rugir sur la scène africaine. Encore faut-il leur offrir les conditions pour le faire.
WAFCON 2026: One Month to Go, Cameroon’s Indomitable Lionesses in Total Uncertainty
With less than a month before the 2026 Women’s Africa Cup of Nations kicks off, teams across the continent are already in full preparation mode. Training camps are underway, squads are being finalized, and technical staffs are in place. In Cameroon, however, uncertainty dominates.
Drawn in Group D alongside Ghana, Mali and Cape Verde, Cameroon — three-time finalists — should logically aim for the continental title. Yet the current situation raises serious concerns.
After being eliminated on the pitch during the qualifiers, the Lionesses were reinstated by CAF based on their FIFA ranking. A second chance that, according to observers quoted by Sport News Africa, “requires even more rigor, not less.”
To date, no official training camp has been announced, and most notably, no head coach has been appointed following the dismissal of the previous technical staff.
Analysts and former players have criticized the governance of the Cameroon Football Federation, stressing that “you don’t prepare for a WAFCON like a friendly match.” They warn that delays in planning could prove costly at this level of competition.
With time running out, Cameroon must urgently restore structure and stability if they hope to compete seriously for the 2026 continental crown.
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Lucien Abembe