Le porte-parole de la police de l’État de Zamfara, Yazid Abubakar, a confirmé le drame, décrivant un village isolé pris pour cible par des hordes de criminels. "Le village est situé en périphérie et il n’y a que très peu de voies d’accès", a-t-il déclaré, soulignant la vulnérabilité de cette communauté rurale. Si le bilan officiel de la police fait état de 38 morts, la voix locale s’élève pour dénoncer un hécatombe encore plus grave. Hamisu Faru, élu de la région, a confié à l’AFP que le nombre de victimes s’élèverait plutôt à 50.
Selon son récit terrifiant, les assaillants n’ont fait preuve d’aucune clémence. "Ils ont ouvert le feu sans discernement, tuant tous les habitants qui tentaient de fuir", a-t-il rapporté, brossant le portrait d’une chasse à l’homme où la fuite était synonyme de mort certaine.
Face à l’horreur, des villageois survivants ont eu le réflexe d’alerter les forces armées. L’intervention rapide de l’armée de terre et de l’aviation de combat a finalement permis de repousser les assaillants et de ramener un calme précaire dans la zone, où les patrouilles ont été renforcées.
L’ombre de Boko Haram et la terreur des rançons
Ce nouveau massacre relance le spectre de l’insécurité endémique qui ronge le nord-ouest du Nigeria. Si l’identité des assaillants n’a pas encore été officiellement établie, le mode opératoire est tristement connu. Des groupes armés, souvent affiliés à la nébuleuse jihadiste Boko Haram, multiplient les attaques éclairs contre les villages reculés. Leur objectif : terroriser les populations pour mieux les piller, ou prendre des otages en vue d’obtenir des rançons lucratives.
Une fois de plus, ce sont les civils les plus démunis, vivant dans des zones quasi inaccessibles, qui paient le prix fort de cette violence aveugle. L’État de Zamfara, devenu l’épicentre de ces exactions, pleure ses morts alors que l’armée tente de traquer les coupables.
Nigeria Massacre: At Least 38 Villagers Killed by 'Bandits' in Northwest
At least 38 people have been killed in an attack by armed men in northwest Nigeria, according to police and local officials. The assault occurred overnight Thursday in the remote village of Dutse Dan Ajiya, located in Zamfara State.
Police spokesman Yazid Abubakar confirmed the death toll to AFP, noting that the village's isolated location made it an easy target. "The village is on the outskirts and has very few access roads," he said. "Calm has now returned to the area and patrols are ongoing."
However, local councilor Hamisu Faru painted an even grimmer picture, reporting that 50 people lost their lives. He described a scene of indiscriminate slaughter, stating that the "bandits opened fire indiscriminately, killing all the inhabitants who tried to flee."
Residents desperately called upon military units and combat aircraft for help. Their intervention was crucial in repelling the attackers and preventing an even higher toll.
This tragic event highlights the persistent insecurity in Nigeria's northwest, where armed groups, often linked to the Boko Haram jihadist movement, frequently raid villages. Their motives typically involve looting, intimidation, and kidnapping for ransom, leaving rural communities vulnerable and terrified.
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Moussa Nassourou