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Golfe de Guinée : Le Ghana traine le Togo devant un tribunal international pour une frontière riche en pétrole

C?est un contentieux vieux de huit ans qui franchit un cap d?cisif. Alors que les tensions montent dans le golfe de Guinée, le Ghana a d?cid? de porter devant la justice internationale son diffèrend frontalier avec le Togo, dans une zone potentiellement riche en hydrocarbures. Une décision qui pourrait redessiner la carte des ressources énergétiques de la sous-r?gion.

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Accra passe à l’offensive judiciaire. Dans un communiqué relayé par le média Graphic, la présidence ghanéenne annonce avoir saisi un tribunal arbitral international pour contraindre Lomé à accepter une délimitation claire de leur frontière maritime commune. En jeu : des gisements prometteurs de pétrole et de gaz naturel découverts il y a près d’une décennie dans les eaux profondes du golfe de Guinée.


Officiellement, le Ghana justifie cette action par la nécessité « d’éviter une escalade des incidents ». En 2018 déjà, deux navires de prospection ghanéens avaient été refoulés par les autorités togolaises, qui revendiquaient la souveraineté sur ces eaux. Depuis, Accra et Lomé dialoguent sans succès.


Le nœud du problème est technique mais stratégique. Le Ghana, fidèle à la pratique internationale, prône le principe de « l’équidistance » pour tracer la ligne de démarcation. Une méthode standard que le Togo conteste vivement. Lomé réclame un « ajustement » du tracé, arguant de « particularités historiques et géographiques » spécifiques à la région. Derrière ces termes juridiques, c’est bien le partage d’une éventuelle manne pétrolière qui est en jeu.


Cette nouvelle crispation intervient dans un contexte ouest-africain déjà marqué par l’instabilité. Si le Ghana et le Togo entretiennent des relations de bon voisinage, ce type de contentieux, s’il s’envenime, pourrait fragiliser la coopération sécuritaire et économique au sein de la CEDEAO.


La Corne de l'Afrique et l'Afrique australe également sous tension


Pendant ce temps, sur d’autres théâtres du continent, l’actualité reste brûlante. Au Soudan, le général Abdel Fattah al-Burhan a coupé court à toute velléité de médiation des Émirats arabes unis, qu’il accuse ouvertement de soutenir les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). Tandis que l’armée reprend du terrain, les FSR, elles, sont désormais dans le viseur de Washington : trois de leurs commandants viennent d’être sanctionnés par les États-Unis pour leur rôle présumé dans les massacres du Darfour.


En Afrique du Sud, le drame social côtoie le deuil national. À Johannesburg, la demeure de Nelson Mandela, sainte relique de la lutte anti-apartheid, est devenue l’objet d’une bataille judiciaire. La Fondation réclame l’expulsion des petits-fils de « Madiba », accusés d’avoir transformé les lieux en un repaire de toxicomanie, compromettant ainsi le projet de musée dédié à l’icône mondiale.


Enfin, au Gabon, les autorités de la transition ont suspendu l’accès aux réseaux sociaux du groupe Meta. Officiellement, il s’agit de lutter contre la diffusion de contenus violents et pornographiques, et de contraindre les géants du numérique à mieux modérer leurs plateformes. Une manière de rappeler que, dans le golfe de Guinée comme ailleurs, la souveraineté numérique devient un champ de bataille à part entière.




Gulf of Guinea: Ghana Takes Togo to International Court Over Oil-Rich Maritime Border


Ghana has officially referred its long-standing maritime border dispute with Togo to international arbitration. The conflict, which has persisted for eight years, centers on a potentially oil- and gas-rich area in the Gulf of Guinea. While Ghana advocates for demarcation based on the standard international principle of "equidistance," Togo demands adjustments citing historical and geographical factors. Accra states that the goal is to prevent further incidents and secure a peaceful resolution. This legal escalation occurs against a backdrop of broader continental tensions, including the ongoing war in Sudan, a legal dispute over Nelson Mandela's former home in South Africa, and a social media crackdown in Gabon.


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Moussa Nassourou

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