Lors de l’Assemblée générale du club, son responsable Doko Edjiane a levé le voile sur un manque à gagner estimé à environ 200 millions de FCFA, soit près de 305 000 euros. Cette somme résulterait d’une accumulation de primes de performances et de subventions jamais versées. Pour les dirigeants des « Violet et Blanc », cette situation met en péril la stabilité financière d’un club pourtant au sommet de la hiérarchie nationale.
Le détail des créances illustre l’ampleur du différend. Selon la direction de la Colombe sportive du Dja et Lobo, la Fecafoot n’aurait pas honoré les récompenses liées à la Supercoupe 2025, au Championnat 2025 et à la Coupe du Cameroun 2024 — chacune évaluée à 50 millions de FCFA. À ces montants s’ajoute la prime de participation à la Ligue des champions africaine, un soutien stratégique pour la compétitivité internationale des clubs camerounais.
Au-delà des trophées, le club évoque une rupture plus profonde des mécanismes de financement habituels. Les subventions publiques, essentielles au fonctionnement des équipes locales, n’auraient pas été perçues depuis quatre saisons, selon ses dirigeants. Cette sortie médiatique ravive les interrogations sur la gestion financière de la fédération et place son exécutif sous une pression accrue.
Dans un contexte où le football camerounais cherche à préserver sa crédibilité institutionnelle et sportive, cette affaire pourrait ouvrir un nouveau front de débats sur la transparence budgétaire et la gouvernance du sport roi. Pour les clubs engagés sur les scènes nationale et continentale, l’enjeu dépasse le simple contentieux financier : il touche à la viabilité du modèle économique du football local.
Fecafoot under pressure as Colombe du Dja et Lobo claims 200 million FCFA in unpaid dues
Tensions are rising around the Cameroonian Football Federation (Fecafoot). Already facing international financial scrutiny, the body led by Samuel Eto’o is now confronted with strong domestic criticism. Colombe Sportive du Dja et Lobo — reigning national champions and Super Cup holders — has publicly accused the federation of unpaid dues that threaten the financial balance of local football.
During the club’s general assembly, official Doko Edjiane revealed an estimated shortfall of about 200 million FCFA (roughly €305,000). The amount reportedly stems from unpaid performance bonuses and subsidies. For the club’s leadership, this financial gap undermines the stability of a team currently at the top of Cameroonian football.
According to club officials, the federation has yet to settle prize money linked to the 2025 Super Cup, the 2025 national championship, and the 2024 Cameroon Cup — each valued at 50 million FCFA. Added to this is the absence of participation funding for the CAF Champions League, considered vital for international competitiveness.
Beyond trophies and bonuses, the club alleges a broader breakdown in funding mechanisms, claiming that state subsidies have not been received for four seasons. The controversy reignites debate over financial governance and accountability within Cameroonian football.
As the national football ecosystem seeks institutional and sporting credibility, this dispute highlights broader concerns about transparency and sustainability. For domestic clubs, the stakes extend beyond unpaid sums — they directly impact the long-term viability of professional football in Cameroon.
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Lucien Abembe