Face à la presse, le technicien marocain a tenu à défendre ses décisions prises durant la prolongation, dans un contexte de forte intensité physique et émotionnelle.
« On a fait nos changements pour aller gagner le match. Un de nos meilleurs joueurs s’est blessé. On espère surtout que ce ne soit pas les ligaments croisés et qu’il puisse rejouer rapidement », a-t-il expliqué, lucide sur les risques inhérents à ses choix.
Des choix assumés malgré la tempête
Réduits à dix, les Marocains ont pourtant continué d’y croire. Barre transversale, occasions nettes, pression constante : le public de Rabat est resté debout jusqu’au dernier souffle.
« C’est le risque du métier. On est coach, on prend des décisions. Même à dix, on a eu des opportunités. Le public n’a jamais lâché », a souligné Regragui.
Le sélectionneur a également défendu les entrées de Hamza Igamane, Ilias Akhomach et Anass Salah-Eddine, ajustements tactiques destinés à contrer le dispositif sénégalais.
« Ce sont mes choix. Je les assume », a-t-il martelé.
Un Maroc émoussé après le choc contre le Nigeria
Revenant sur le contenu du match, Regragui a reconnu une baisse de justesse technique, conséquence directe, selon lui, de la demi-finale éprouvante remportée face au Nigeria.
« Certains joueurs ont manqué de précision dans le dernier geste. Le football peut être magnifique comme il peut être cruel », a-t-il confié à Canal+.
Le tournant du match reste ce penalty obtenu à la dernière seconde du temps réglementaire… et manqué.
« Dire qu’on a un penalty pour gagner la CAN qu’on attend depuis 50 ans et qu’on le rate… C’est le destin. On l’accepte », a-t-il tranché, amer mais digne.
Une finale équilibrée, un Sénégal réaliste
Regragui a reconnu la solidité des Lions de la Teranga, capables de faire mal en transition tout en résistant aux temps forts marocains.
« On a bien contrôlé leurs espaces. Ils ont eu le ballon, nous aussi. Mais aujourd’hui, on n’est pas champions d’Afrique », a-t-il conclu.
Regrets protocolaires et regard tourné vers l’avenir
Au-delà du terrain, le sélectionneur marocain a regretté l’absence de poignée de main avec son homologue sénégalais, Pape Thiaw.
« L’image donnée à la fin est regrettable. Refuser de serrer la main, c’est dommage. Il a un titre, bravo à lui ».
Malgré la déception, Regragui se projette déjà. Pour lui, le Maroc est sur une trajectoire ascendante.
« Le football marocain évolue. La génération est jeune. Une finale, ça s’apprend. On a aussi des jeunes qui arrivent avec les U20 et U23. Ils vont la gagner ».
À Rabat, le Maroc a perdu une bataille, mais pas ses ambitions. Face à un Sénégal réaliste et champion, les Lions de l’Atlas sortent meurtris, mais convaincus que l’histoire africaine ne s’arrête pas là.
AFCON 2025: Regragui stands by his choices after Morocco’s final defeat to Senegal
Morocco’s dream ended in heartbreak. In Rabat, the Atlas Lions lost 1-0 to Senegal after extra time in the 2025 Africa Cup of Nations final. A cruel ending sealed by Pape Gueye’s goal, and one fully assumed by head coach Walid Regragui.
Speaking after the match, Regragui defended his decisions during extra time, stressing the risks taken in pursuit of victory.
“We made substitutions to win the game. One of our best players got injured. We hope it’s not an ACL injury and that he can return quickly,” he said.
Despite being reduced to ten men, Morocco continued to push, hitting the crossbar and creating chances, backed by a relentless home crowd.
“These are coaching risks. Even with ten men, we had opportunities. The fans never gave up,” he added.
Regragui acknowledged a lack of technical sharpness, partly due to the demanding semi-final against Nigeria. The missed penalty in the final seconds of normal time remains the defining moment.
“To have a penalty to win the AFCON after 50 years and miss it… that’s destiny. We accept it.”
While praising Senegal’s tactical discipline, Regragui also looked ahead with optimism, highlighting Morocco’s young generation and future prospects.
“This team will learn. Moroccan football is evolving. They will win it one day.”
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Junior Choumdze