Nigeria : 72 heures de feu contre les groupes armés
Au Nigeria, l’armée affirme avoir porté des coups sévères aux groupes terroristes et criminels. Selon The Guardian, les forces nigérianes ont neutralisé 47 terroristes, secouru plus de 30 victimes d’enlèvement et interpellé 19 suspects criminels au cours des 72 dernières heures.
Ces résultats sont le fruit d’opérations conjointes entre l’armée de l’air et les troupes terrestres, menées dans plusieurs États du nord du pays, notamment Sokoto, Niger, Zamfara et Kaduna. Dans un communiqué, l’armée nigériane indique avoir mené des frappes coordonnées contre « les terroristes, bandits, kidnappeurs et autres éléments criminels menaçant la sécurité nationale ». Plusieurs bases ennemies ont été détruites et un important arsenal d’armes saisi.
Parmi les cibles figurent des bastions de Boko Haram, groupe terroriste né en 2002 dans l’État de Borno. Après avoir subi une défaite majeure en 2015 face aux forces nigérianes, l’organisation a progressivement déplacé une partie de ses activités vers le bassin du lac Tchad, impactant directement le Nigeria, le Cameroun, le Tchad et le Niger. La scission interne ayant donné naissance à l’ISWAP, affilié à l’État islamique, continue d’alimenter l’instabilité régionale.
Soudan : un cadre des FSR tué par drone au Darfour
Sur un autre front sécuritaire, le conflit soudanais a enregistré un nouveau développement majeur. Selon Sudan Tribune, Hamid Ali Abubakar, conseiller à la sécurité du commandant des Forces de soutien rapide (FSR), a été tué lors d’une frappe de drone dans l’État du Darfour central, près de la ville de Zalingei.
L’attaque aurait également coûté la vie à d’autres hauts responsables du mouvement paramilitaire. À ce stade, aucune revendication officielle n’a été faite, illustrant la complexité et l’opacité croissantes du conflit soudanais, marqué par l’usage accru de technologies militaires avancées.
Congo-Brazzaville : Sassou-Nguesso désigné candidat à 82 ans
Pendant ce temps, en Afrique centrale, la scène politique congolaise se précise. D’après Les Dépêches de Brazzaville, le Parti congolais du travail (PCT) a officiellement investi le président Denis Sassou-Nguesso comme candidat à la prochaine élection présidentielle.
Âgé de 82 ans, le chef de l’État dirige le Congo de 1979 à 1992, puis sans interruption depuis 1997. Son mandat actuel prend fin en mars 2026, et le scrutin est fixé au 22 mars 2026. La candidature s’inscrit dans le cadre de la Constitution révisée en 2015, qui a ouvert la voie à de nouveaux mandats présidentiels.
Africa at a Crossroads: Security Crackdowns and Political Continuity
Africa’s latest developments highlight two parallel realities shaping the continent: intensified security operations against armed groups and the consolidation of political power in several states.
In Nigeria, security forces have killed 47 terrorists, rescued over 30 kidnapping victims, and arrested 19 criminal suspects within the past 72 hours, according to The Guardian. Joint air and ground operations were conducted in Sokoto, Niger, Zamfara, and Kaduna states, targeting terrorists, bandits, and kidnappers. Several militant camps were destroyed and a significant cache of weapons seized, including positions linked to Boko Haram.
In Sudan, Sudan Tribune reports that Hamid Ali Abubakar, a senior security adviser to the Rapid Support Forces (RSF) leadership, was killed in a drone strike near Zalingei, in Central Darfur. Other high-ranking RSF members were also reportedly killed. No group has claimed responsibility so far.
Meanwhile, in the Republic of Congo, the ruling Congolese Labour Party (PCT) has nominated President Denis Sassou-Nguesso, aged 82, as its candidate for the upcoming presidential election scheduled for March 22, 2026. His current mandate expires in March 2026, following constitutional amendments adopted in 2015.
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Moussa Nassourou