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France-Algérie : le vote d'une loi "hostile" sur la colonialisme envenime le dialogue mémoriel

Un vote qui crispe les relations. L?Algérie vient d?adopter une loi qualifiant la colonisation française de "crime d?état" et exigeant des excuses officielles de Paris. Une décision immédiatement d?nonc?e par la France comme un acte "manifestement hostile", venant entraver les tentatives fragiles de reprise du dialogue entre les deux pays.

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Dans un communiqué rapporté par l’AFP, le Quai d’Orsay a fustigé cette initiative, la jugeant contraire "à la volonté de reprise du dialogue franco-algérien, et à un travail serein sur les enjeux mémoriels". Tout en se disant non commentateur de la "politique intérieure algérienne", la diplomatie française a marqué son désaccord franc.


Ce texte, voté le 24 décembre par l’Assemblée nationale populaire algérienne, reconnaît les 132 ans de présence coloniale comme un crime, créant un cadre juridique inédit. Il intervient dans un contexte de relations tendues, marquées par des passes d’armes diplomatiques récurrentes sur la question mémorielle, pourtant essentielle à l’apaisement.


Paris tente de minimiser la portée du geste tout en réaffirmant ses priorités. "Nous continuons de travailler à la reprise d’un dialogue exigeant avec l’Algérie", a insisté le ministère des Affaires étrangères, pointant les "intérêts prioritaires" de la France, notamment sur les dossiers "sécuritaires et migratoires". Un rappel que, malgré les divergences historiques, la realpolitik et les intérêts concrets restent au cœur des préoccupations françaises.


Cette loi algérienne risque de prolonger l’impasse. Elle souligne le fossé persistant entre une demande officielle de repentance et une posture française privilégiant des gestes symboliques, sans aller jusqu’aux excuses d’État. Le travail de mémoire, nécessaire et complexe, semble plus que jamais politisé, laissant présager de nouvelles tensions dans cette relation bilatérale aussi passionnelle que tourmentée.




France-Algeria: A "Hostile" Law on Colonialism Ratchets Up Memorial Tensions


A vote that strains relations. Algeria has just adopted a law labelling French colonisation a "state crime" and demanding official apologies from Paris. A decision immediately denounced by France as a "manifestly hostile" act, hindering fragile attempts to restart dialogue between the two nations.


In a statement reported by AFP, the Quai d'Orsay criticised this initiative, deeming it contrary "to the desire to resume Franco-Algerian dialogue and to serene work on memorial issues". While stating it was not commenting on Algerian "domestic policy", French diplomacy made its clear disagreement known.


This text, voted on December 24th by the Algerian People's National Assembly, recognises the 132 years of colonial presence as a crime, creating an unprecedented legal framework. It comes amid tense relations, marked by recurrent diplomatic spats over the memory issue, which remains essential for reconciliation.


Paris is trying to downplay the move while reaffirming its priorities. "We continue to work towards resuming a demanding dialogue with Algeria," insisted the Ministry of Foreign Affairs, highlighting France's "priority interests", particularly on "security and migration" issues. A reminder that, despite historical differences, realpolitik and concrete interests remain at the core of French concerns.


This Algerian law risks prolonging the stalemate. It highlights the persistent gap between an official demand for repentance and a French stance favouring symbolic gestures, without going as far as a state apology. The necessary and complex work of remembrance appears more politicised than ever, foreshadowing new tensions in this passionate and tormented bilateral relationship.



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Ekanga Ekanga Fernand

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