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Crise au G20, r?volte ? l'ONU, arm?e dans les rues : l'ordre mondial ? l'?preuve des souverainismes

Alors que Washington ouvre son mandat ? la tête du G20 par l'exclusion spectaculaire de l'Afrique du Sud, une tempête diplomatique et politique secoue les institutions multilat?rales. De la contestation du budget de l'ONU ? la militarisation des rues en Belgique, en passant par les tensions juridiques en Allemagne, une série d'?v?nements signale une p?riode de turbulences et de red?finition des rapports de force internationaux.

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Le G20 sous tension : Washington exclut Pretoria, un "précédent dangereux"


L'ère Trump à la Maison-Blanche entre dans une phase de confrontation multilatérale directe. Les États-Unis, qui ont pris la présidence du G20 le 1er décembre, ont purement et simplement exclu l'Afrique du Sud, pays qui occupait la présidence précédente, des travaux du groupe. Cette décision unilatérale, justifiée par des accusations infondées de "génocide de la minorité blanche" proférées par Donald Trump, a suscité une réaction ferme de Pretoria.


Le ministère sud-africain des Affaires étrangères a exigé que cette "exclusion sans consensus" soit mise à l'ordre du jour de la première réunion des sherpas (représentants personnels des dirigeants) les 15 et 16 décembre à Washington. "Nous sommes préoccupés par le précédent qui serait créé", a alerté Pretoria dans une note diplomatique. Le sherpa sud-africain, Zane Dangor, a indiqué que de nombreux membres du G20 partageaient cette inquiétude et comptaient soulever la violation des procédures.


Pire encore, selon la radio SABC, Washington envisagerait de "remplacer" l'Afrique du Sud par la Pologne dans la "troïka" dirigeante (pays président, précédent et suivant) et pour les grands sommets, dont celui prévu en Floride en 2026. Une manœuvre perçue comme une tentative de reconfigurer l'architecture du groupe selon des affinités politiques. En réaction, le leader de l'EFF, Julius Malema, a appelé au boycott international du sommet de Floride si l'Afrique du Sud en est exclue.


L'ONU dans le collimateur : Washington dénonce une "bureaucratie" vorace


Dans un autre front, les États-Unis intensifient leur pression sur les Nations unies. La mission américaine à Genève a publié une charge virulente, affirmant que "près de 70% du budget principal de l'ONU partent pour rémunérer les employés, et non pour exécuter les missions". Accompagné d'un diagramme choc, le message appelle à une réforme en profondeur pour "rétablir la responsabilité".


Cette offensive intervient dans un contexte de grave crise financière pour l'organisation, contrainte de geler des programmes humanitaires en raison du non-paiement des contributions, dont environ 3 milliards de dollars dus par Washington lui-même. Le secrétaire général Antonio Guterres a lancé l'initiative "ONU-80", prévoyant une réduction de 15% du budget et la suppression de plus de 2 500 postes d'ici 2026. Un rationnement forcé qui pourrait remodeler l'action onusienne.


Europe sous stress : militaires dans les rues belges, tensions politiques en Allemagne


Les soubresauts n'épargnent pas le Vieux Continent. En Belgique, le ministre de la Défense Theo Francken a annoncé que l'armée patrouillera dans les rues des grandes villes dès 2026 dans le cadre de l'opération "Bouclier Urbain". Cette mesure radicale, justifiée par l'explosion des guerres de gangs et des violences urbaines, suscite des débats houleux sur les règles d'engagement des militaires en milieu civil.


En Allemagne, l'actualité politique est marquée par un règlement judiciaire inédit. L'ancien vice-chancelier Robert Habeck (Grünen) a payé 12 000 euros d'amende pour éviter un procès en diffamation intenté par Sahra Wagenknecht et son nouveau parti BSW. L'affaire, classée après ce paiement à des œuvres caritatives, illustre la virulence des clivages politiques à l'heure de la montée des formations dissidentes.


Les BRICS en mouvement : consolidation face aux turbulences


Dans ce paysage international fragmenté, le groupe des BRICS poursuit son processus de consolidation. Réunis à Brasilia pour clôturer la présidence brésilienne, les sherpas ont salué une année record avec plus de 260 événements. Les progrès sur une infrastructure de règlement indépendante, une plateforme d'investissement et une bourse des céréales, initiatives lancées sous présidence russe, témoignent de la volonté du groupe de construire des alternatives institutionnelles pérennes.


Cette semaine révèle un monde en pleine recomposition, où les cadres multilatéraux hérités de l'après-guerre sont contestés, contournés ou instrumentalisés. La méthode Trump – confrontation, réductions budgétaires et préférences bilatérales – semble définir un nouveau tempo, auquel d'autres puissances tentent de répondre par la protestation, la résistance institutionnelle ou la construction d'alliances alternatives. L'ordre international entre dans une phase de rude adjustment.




 Crisis at the G20, Revolt at the UN, Military in the Streets: World Order Tested by Sovereignist Shifts


As Washington begins its G20 presidency by spectacularly excluding South Africa, a diplomatic and political storm is shaking multilateral institutions. From the contested UN budget to the militarization of streets in Belgium, via legal tensions in Germany, a series of events signals a period of turbulence and redefinition of international power dynamics.


G20 Under Strain: Washington Excludes Pretoria, a "Dangerous Precedent"


The Trump era at the White House is entering a phase of direct multilateral confrontation. The United States, which assumed the G20 presidency on December 1st, has outright excluded South Africa, the previous chair, from the group's work. This unilateral decision, justified by baseless accusations of "white minority genocide" made by Donald Trump, prompted a firm reaction from Pretoria.
The South African Foreign Ministry demanded that this "exclusion without consensus" be placed on the agenda of the first sherpa meeting on December 15-16 in Washington. "We are concerned about the precedent that would be set," Pretoria warned in a diplomatic note. South African sherpa Zane Dangor indicated that many G20 members shared this concern and intended to raise the violation of procedures.
Worse yet, according to SABC radio, Washington is considering "replacing" South Africa with Poland in the steering "troika" and for major summits, including the one planned in Florida in 2026—a move seen as an attempt to reconfigure the group's architecture based on political affinities. In response, EFF leader Julius Malema called for an international boycott of the Florida summit if South Africa is excluded.
UN in the Crosshairs: Washington Denounces a "Bloated" Bureaucracy


On another front, the United States is ramping up pressure on the United Nations. The U.S. mission in Geneva launched a virulent attack, stating that "nearly 70% of the UN's core budget goes to staff compensation, not to mandate delivery." Accompanied by a striking chart, the message calls for deep reform to "restore accountability."
This offensive comes as the organization faces a severe financial crisis, forced to freeze humanitarian programs due to unpaid contributions, including about $3 billion owed by Washington itself. Secretary-General Antonio Guterres has launched the "UN-80" initiative, planning a 15% budget cut and the elimination of over 2,500 posts by 2026—a forced austerity that could reshape UN action.


Europe Under Stress: Military on Belgian Streets, Political Tensions in Germany


The upheavals are also felt in Europe. In Belgium, Defense Minister Theo Francken announced that the army will patrol the streets of major cities starting in 2026 under "Operation Urban Shield." This radical measure, justified by exploding gang wars and urban violence, sparks heated debates on the rules of engagement for soldiers in civilian settings.
In Germany, politics is marked by an unprecedented legal settlement. Former Vice-Chancellor Robert Habeck (Greens) paid a €12,000 fine to avoid a defamation trial brought by Sahra Wagenknecht and her new BSW party. The case, dropped after this payment to charities, illustrates the sharpness of political divisions amid the rise of dissident parties.
BRICS on the Move: Consolidation Amid Turbulence


In this fragmented global landscape, the BRICS group continues its consolidation. Meeting in Brasilia to conclude the Brazilian presidency, sherpas hailed a record year with over 260 events. Progress on an independent settlement infrastructure, an investment platform, and a grains exchange—initiatives launched under Russia's presidency—show the group's will to build lasting institutional alternatives.


This week reveals a world in profound recomposition, where the post-war multilateral frameworks are being challenged, circumvented, or instrumentalized. The Trump method—confrontation, budget cuts, and bilateral preferences—seems to set a new tempo, to which other powers are responding with protest, institutional resistance, or building alternative alliances. The international order is entering a phase of rough adjustment.


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Ekanga Ekanga Fernand

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