Affaire Epstein : 95.000 photos qui ravivent le malaise
Les démocrates du comité de surveillance de la Chambre des représentants affirment avoir reçu 95.000 nouvelles photographies liées au domaine du financier Jeffrey Epstein, reconnu coupable d’abus sexuels sur mineurs avant son suicide en prison en août 2019.
Sur le réseau social X, les élus parlent de « clichés troublants » susceptibles de soulever de nouvelles questions sur les relations d’Epstein avec « certaines des personnes les plus influentes du monde ».
Cette annonce intervient après la décision, le 10 décembre, du tribunal fédéral du district sud de New York d’autoriser la publication de documents liés à cette affaire tentaculaire. Le procureur avait établi qu’entre 2002 et 2005, Epstein avait organisé à Manhattan des visites impliquant des dizaines de mineures, dont certaines âgées de seulement 14 ans. Son vaste réseau, mêlant responsables politiques, hommes d’affaires et célébrités internationales, continue d’alimenter soupçons et théories, malgré l’abandon des poursuites après sa mort.
La CPI sous pression américaine
Autre front sensible : la Cour pénale internationale (CPI). Les Pays-Bas se préparent à l’éventualité de nouvelles sanctions américaines susceptibles de viser l’institution dans son ensemble. Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, David van Weel, a confirmé que La Haye travaillait déjà à des contre-mesures, notamment pour réduire la dépendance de la CPI aux infrastructures informatiques américaines.
Selon Reuters, Washington exige des garanties selon lesquelles la CPI ne poursuivra ni le président Donald Trump, ni des membres de son administration après 2029. Les États-Unis menacent également de nouvelles sanctions si les enquêtes sur l’Afghanistan ou sur les dirigeants israéliens dans le contexte de la guerre à Gaza se poursuivent.
Immigration : le Pentagone mis à contribution
Sur le plan intérieur, un rapport de parlementaires démocrates accuse l’administration Trump d’avoir détourné 2 milliards de dollars du budget de la Défense vers la lutte contre l’immigration, avec une enveloppe qui pourrait dépasser 5 milliards de dollars en 2026.
Déploiement de troupes à la frontière mexicaine, hébergement de migrants dans des bases militaires, vols d’expulsion assurés par l’armée : pour les élus, cette stratégie affaiblit la préparation militaire et gaspille des ressources.
La Maison-Blanche réfute ces accusations, rappelant que Donald Trump entend mener « la plus grande opération d’expulsion de clandestins de l’histoire américaine », après avoir décrété l’état d’urgence à la frontière sud.
Retour possible des essais nucléaires
La Chambre des représentants a adopté un budget de la défense pour 2026 autorisant des essais nucléaires souterrains, levant de facto le moratoire américain, officiellement en réaction aux essais nord-coréens. Le texte doit encore être validé par le Sénat avant d’atterrir sur le bureau du président. Reste une zone d’ombre majeure : s’agira-t-il d’essais explosifs ou non.
Le “Dôme d’or”, un bouclier à prix d’or
Le projet de défense antimissile Dôme d’or, lancé par décret présidentiel, cristallise aussi les débats. Annoncé à 175 milliards de dollars, son coût réel pourrait atteindre 1.100 milliards, selon Bloomberg. Un gouffre financier qui n’intègre même pas les dépenses opérationnelles ou de recherche.
Plus inquiétant encore, le secrétaire au Trésor Scott Bessent estime que le système pourrait devenir inutile si la Chine, grâce à son avance en intelligence artificielle, parvenait à le contourner. Donald Trump, lui, assume la logique de confrontation : « Il ne peut y avoir qu’un seul vainqueur, les États-Unis ou la Chine. »
Bras de fer pétrolier avec le Venezuela
Sur le terrain géopolitique, Washington envisage de saisir d’autres pétroliers vénézuéliens, une stratégie dénoncée par Caracas et La Havane comme un acte de « piraterie internationale ». Cuba accuse les États-Unis de violer le droit maritime et de renforcer une politique d’« étranglement économique » aux conséquences directes sur son système énergétique.
Terrorisme et peur intérieure
Enfin, le Centre national américain de lutte contre le terrorisme affirme que 18.000 terroristes identifiés ou suspects se trouveraient actuellement sur le sol américain. Une déclaration qui renforce la rhétorique sécuritaire de Donald Trump, lequel lie directement cette situation à l’immigration illégale sous l’administration précédente.
Une Amérique sous haute tension
Entre révélations sulfureuses, pressions judiciaires, militarisation des frontières et démonstration de force stratégique, les États-Unis avancent sur une ligne de crête. Pour l’opinion internationale, y compris en Afrique et au Cameroun, cette séquence illustre une superpuissance en quête de contrôle, mais de plus en plus contestée, à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières.
United States: scandals, sanctions and security escalation, Trump’s America under constant strain
From new revelations in the Jeffrey Epstein case to pressure on the International Criminal Court, massive spending on immigration enforcement, potential nuclear test resumption and a trillion-dollar missile defense project, the United States is facing a cascade of controversies. The Trump administration’s hardline approach, both domestically and internationally, is reshaping Washington’s priorities while fueling political and diplomatic tensions worldwide.
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Ange NGO