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Inflation : les prix repartent ? la hausse en octobre 2025, dop?s par l?alimentaire et le transport

L?économie camerounaise s?enfonce dans une nouvelle phase de tensions inflationnistes. Le dernier rapport de l?Institut national de la statistique, rendu public le 9 décembre, révèle une progression de 0,3 % de l?indice des prix ? la consommation en octobre 2025 par rapport ? septembre. Une hausse mod?r?e en apparence, mais qui consolide une tendance continue depuis f?vrier et p?se directement sur le panier de la m?nagère.

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Selon l’INS, cette poussée s’explique principalement par l’augmentation de 0,6 % des prix des produits alimentaires. Les légumes arrivent en tête des hausses, particulièrement les légumes frais en fruits ou racines tels que l’oignon, la tomate, la carotte ou le poivron. Les huiles et graisses ne sont pas en reste, avec un renchérissement marqué de l’huile de palme brute et des noix de palme. Les viandes, notamment le poulet de chair vivant et le poulet local sur pieds, suivent la même trajectoire ascendante.


Le chapitre halieutique affiche également des tensions. Poissons séchés ou fumés, bar, silure, carpe, mais aussi poissons frais comme le kanga, la dorade ou le capitaine voient leurs prix grimper. Pour l’INS, ces hausses traduisent « des tensions persistantes dans les circuits d’approvisionnement et les coûts de production », une situation accentuée par des perturbations logistiques récurrentes dans plusieurs bassins de production.


Des hausses de prix à géométrie variable selon les régions


Si l’alimentaire constitue le moteur principal de l’inflation, les services de transport enregistrent une flambée de 4,2 %. Deux postes essentiels pour les ménages camerounais, qui absorbent une part importante de leurs dépenses mensuelles. Toutefois, l’impact de ces hausses varie sensiblement d’une région à l’autre.


Bamenda affiche la plus forte progression des prix, avec un taux de 4,8 %, suivie de Ngaoundéré (4,3 %), Bafoussam (4,2 %) et Buea (4,0 %). Ces zones, souvent exposées à des contraintes logistiques, des coûts de transport plus élevés ou une disponibilité fluctuante des produits, paient le prix fort.


A contrario, Bertoua (2,5 %) et Garoua (3 %) enregistrent des hausses plus contenues. L’INS attribue ces disparités « aux différences dans les coûts de transport, la disponibilité des produits et les spécificités des chaînes d’approvisionnement locales », parfois perturbées par des difficultés de circulation ou des fluctuations saisonnières.


Inflation annuelle en repli, mais pression mensuelle persistante


En glissement annuel, l’inflation se stabilise à 2,8 % en octobre 2025, un niveau similaire à celui de septembre et largement inférieur aux 4,5 % enregistrés en octobre 2024. Cette accalmie sur un an tranche avec la progression mensuelle continue des prix, qui reste alimentée par les tensions sur l’alimentaire et les transports.


Cette configuration traduit une situation paradoxale : un ralentissement de l’inflation annuelle, mais un coût de la vie qui continue d’augmenter mois après mois. Une dynamique qui pourrait fragiliser davantage le pouvoir d’achat des ménages si les tensions sur les chaînes d’approvisionnement persistent dans les prochains mois.




Inflation Rebounds in October 2025 as Food and Transport Costs Rise


Cameroon’s economy is entering a renewed phase of inflationary pressure. The latest report from the National Institute of Statistics, published on December 9, shows that consumer prices rose by 0.3 percent in October 2025 compared to September. The increase appears modest, but it extends a sustained upward trend that began in February and continues to strain household budgets.


According to the INS, the rise is mainly driven by a 0.6 percent increase in food prices. Vegetables top the list of increases, particularly fresh products such as onions, tomatoes, carrots and peppers. Oils and fats have also become more expensive, especially crude palm oil and palm nuts. Meat prices, including broiler chicken and local live chicken, are following the same upward trend.


Seafood products are not spared, with higher prices recorded for dried or smoked fish such as sea bass, catfish and carp, as well as fresh fish like kanga, dorado, carp and captain fish. The INS explains these increases as the result of “persistent tensions in supply chains and production costs,” a situation compounded by recurrent logistical disruptions in several supply regions.


Regional disparities in price increases


Beyond food, transport services recorded a sharp rise of 4.2 percent, representing another major pressure point for households. However, the impact of inflation is far from uniform across the country.


Bamenda posted the highest increase, at 4.8 percent, followed by Ngaoundéré (4.3 percent), Bafoussam (4.2 percent) and Buea (4.0 percent). These regions often face elevated transport costs, logistical constraints and irregular product availability.


Conversely, Bertoua (2.5 percent) and Garoua (3 percent) saw the most moderate increases. The INS attributes these differences to varying transport costs, product availability and the specific characteristics of local supply chains, some of which have been affected by logistical disruptions.


Annual inflation eases, but monthly pressure persists


Year-on-year inflation stood at 2.8 percent in October 2025, identical to September and well below the 4.5 percent recorded in October 2024. This moderation contrasts with the persistent month-to-month rise in prices driven by food and transport, two key components of household expenditure.


This situation highlights a paradox: a slowdown in annual inflation, but a continuous rise in the cost of living. If supply chain tensions continue, household purchasing power may face greater strain in the months ahead.


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Mouahna Divine

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