À l’annonce des résultats, l’ancien capitaine des Lions Indomptables n’a pas caché son émotion. Visiblement satisfait et entouré de ses proches, Eto’o a livré une première réaction vibrante :
« Cette journée restera mémorable pour mon équipe et pour moi. Nos délégués nous ont renouvelé leur confiance, consacrant notre réélection et validant notre action. (...) Je réaffirme mon engagement à œuvrer pour le développement du football camerounais et africain (…) »
Il a par ailleurs salué l’appel chaleureux du président de la FIFA, Gianni Infantino, un soutien perçu comme un signal fort dans un contexte où la FECAFOOT fait l’objet d’intenses pressions politiques.
Un second mandat articulé autour de quatre axes majeurs
Pour ce nouveau bail, Eto’o a fixé quatre priorités stratégiques censées repositionner le football camerounais :
- Redonner les valeurs à l’équipe nationale,
- Rendre le label Lion plus attractif,
- Booster l’attractivité des championnats locaux,
- Renforcer l’autonomie institutionnelle de la FECAFOOT.
Un programme ambitieux, alors que les critiques se sont multipliées durant son premier mandat.
Une élection sous tensions politiques
L’assemblée générale élective s’est déroulée au Centre d’Excellence de la CAF à Mbankomo, sous le regard attentif de plusieurs représentants internationaux :
- Souleymane Hassan Waberi (FIFA),
- Gelson Fernandes, Directeur régional Afrique (FIFA),
- Sarah Mukuna, CAF.
La présence de ces émissaires a contribué à légitimer un processus électoral contesté par une partie des acteurs locaux.
En amont du scrutin, un bras de fer institutionnel a éclaté :
Le ministre des Sports avait demandé au ministre de l’Administration territoriale d’interdire l’Assemblée générale, mais la requête semble avoir été ignorée par les sous-préfets concernés.
Madame Ebella Ngambi Vichy, sous-préfet de Mbankomo, a bien pris part à la réunion, actant de facto la tenue du scrutin malgré les injonctions.
Des contestataires en colère aux portes de Mbankomo
En parallèle, des dirigeants et acteurs de Jeunesse Stars ont manifesté devant le complexe, brandissant des pancartes assassinant le bilan d’Eto’o :
- « Non à 4 ans de gabegie ! »
- « Les arbitres réclament leurs salaires ! »
- « Non aux exclusions ciblées ! »
- « Eto’o Fils, libère le football camerounais ! »
- « La FIFA complice de la mort du football camerounais ! »
Un signal clair : la fracture entre la FECAFOOT et une partie de la base footballistique reste profonde.
La famille Eto’o en première ligne
Fait notable, Samuel Eto’o a pu compter sur une présence familiale dense :
- Étienne Eto’o, délégué de la Ligue régionale du Sud-Ouest,
- David Eto’o, délégué de la Ligue du Littoral.
Une image symbolique d’un clan soudé autour du président fédéral.
Eto’o, premier président réélu depuis Iya Mohammed
Avec ce second mandat, Samuel Eto’o devient le premier président de la FECAFOOT réélu depuis Iya Mohammed en 2009, confirmant son influence et son poids politique dans le football camerounais.
Le challenge qui l’attend est immense : reconstruire un football fragilisé, apaiser les tensions institutionnelles et redonner confiance aux supporters meurtris.
Les prochains mois seront déterminants.
Samuel Eto’o Re-Elected as FECAFOOT President: A Controversial but Overwhelming Victory
It is now official: Samuel Eto’o has been re-elected president of the Cameroon Football Federation (FECAFOOT) for another four-year term, securing a landslide 85 votes out of 87.
Eto’o celebrated the result with visible relief and satisfaction, declaring:
“This day will remain memorable for my team and for me. Our delegates renewed their trust in us (…) I reaffirm my commitment to developing Cameroonian and African football…”
He also highlighted a congratulatory call from FIFA President Gianni Infantino, seen as a crucial endorsement amid political tensions.
Key priorities of Eto’o’s new mandate
- Restore values within the national team
- Strengthen the “Lions” brand
- Boost the attractiveness of domestic leagues
- Reinforce FECAFOOT’s autonomy
A highly contested election
The elective assembly took place in Mbankomo under the supervision of FIFA and CAF officials, bringing increased legitimacy to a process challenged by some local actors.
Despite an attempt by the Minister of Sports to block the meeting, local authorities allowed it to proceed.
Protests outside the venue
Meanwhile, several youth football stakeholders protested, denouncing four years of mismanagement and calling on Eto’o to “free Cameroonian football.”
Family presence
Eto’o was supported by family members Étienne and David Eto’o, both delegates at the assembly.
With this re-election, Eto’o becomes the first FECAFOOT president to secure a second term since Iya Mohammed in 2009, entering a critical new chapter for Cameroonian football.
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Lucien ABEMBE