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G20 de Johannesburg : l'Afrique impose sa voix, r?forme de l?ONU, dette africaine et bras de fer diplomatique avec les états-Unis

Le sommet des dirigeants du G20, organis? pour la toute première fois sur le sol africain, a marqu? un tournant majeur dans la diplomatie mondiale. ? Johannesburg, l'Afrique du Sud, sous la prèsidence de Cyril Ramaphosa, a r?ussi l? o? les grandes puissances ?chouent souvent : rassembler, dialoguer et faire avancer des positions communes face aux crises globales.

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Devant les délégations réunies, le chef de l’État sud-africain a affirmé avec gravité :

« Nous avons montré que nous pouvions nous rassembler et agir ensemble dans l’intérêt de la croissance économique et du progrès. […] Nous avons réaffirmé notre engagement en faveur d’un monde multipolaire et démontré qu’il existe entre nous davantage de convergence que de désaccord. »



Bien que les États-Unis aient choisi de boycotter le rendez-vous, l’ensemble des autres membres du G20 ont pris part aux travaux, renforçant symboliquement le succès de ce sommet historique pour le continent africain. Une démonstration de force diplomatique pour Pretoria, qui a vu sa déclaration commune adoptée dès le début du sommet, une initiative inédite voulue par Cyril Ramaphosa.


Réforme de l’ONU : l’Afrique réclame sa place


Dans la déclaration finale, les pays du G20 se sont clairement engagés en faveur d’une réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies, afin d’y intégrer davantage les régions sous-représentées, notamment l’Afrique, l’Asie-Pacifique, l’Amérique latine et les Caraïbes.



Un message fort qui résonne particulièrement pour le Cameroun et le continent tout entier, longtemps marginalisés dans les grandes décisions internationales. Les dirigeants ont également appelé à une réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), devenue selon eux inadaptée aux réalités économiques actuelles.


Macron met en garde : « Le G20 est en danger »


Prenant la parole à l’ouverture du sommet, le président français Emmanuel Macron a lancé un avertissement clair : sans unité réelle, le G20 pourrait perdre toute crédibilité et « atteindre la fin d’un cycle ».



Il a pointé les grandes crises mondiales non résolues – l’Ukraine, le Moyen-Orient, le terrorisme – tout en appelant à une action urgente en Afrique, notamment au Soudan et dans la région des Grands Lacs. Sur le plan économique, le chef de l’État français a dénoncé les déséquilibres mondiaux et plaidé pour une restructuration coordonnée de la dette des pays les plus vulnérables.


Dette africaine : 1 800 milliards de dollars d’urgence


Réunis à l’initiative de Ramaphosa à la veille du sommet, plusieurs dirigeants africains ont tiré la sonnette d’alarme : la dette publique du continent atteint désormais 1 800 milliards de dollars. Une situation jugée « sans précédent » par le président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf.



Les États africains ont proposé la création d’une plateforme mondiale des emprunteurs sous l’égide de l’ONU, pour mieux défendre leurs intérêts face aux créanciers internationaux. L’allègement du fardeau de la dette restera, selon Ramaphosa, une priorité des prochains sommets.


Tensions autour de la présidence américaine


En marge du sommet, un incident diplomatique est venu ternir les coulisses de la passation de la présidence du G20. Pretoria a exprimé son mécontentement face à une tentative de diplomates américains d’assister à la cérémonie de transmission, alors même que Washington avait officiellement boycotté l’événement.



Selon le protocole, les États-Unis reprendront pourtant officiellement la présidence du G20 le 1er décembre 2025, avec déjà l’annonce que le sommet 2026 se tiendra en Floride, sous l’impulsion de Donald Trump.


Un sommet historique pour l’Afrique


Malgré les tensions, le travail des sherpas, qui ont négocié pendant cinq jours, a permis de produire un document final validé par la majorité des États membres. Le tout premier G20 organisé en Afrique s’impose donc comme un moment historique, porteur d’espoir, de réforme et de rééquilibrage des rapports de force mondiaux.



Johannesburg aura été, durant deux jours, le théâtre d’un monde en pleine mutation, où l’Afrique n’est plus un simple spectateur, mais un acteur central de la gouvernance mondiale.



 




G20 Johannesburg Summit: Africa Takes the Lead, Calls for UN Reform and Urgent Debt Relief


The G20 Leaders’ Summit in Johannesburg marked a historic turning point as Africa hosted the global forum for the first time. South African President Cyril Ramaphosa emphasized global unity, multilateralism and the commitment to a multipolar world.



The final declaration supported a reform of the UN Security Council, including greater representation for Africa and other underrepresented regions. Leaders also called for WTO reform and coordinated global governance.



African leaders highlighted the urgent debt crisis, with Africa’s total public debt reaching $1.8 trillion, calling for a new UN-backed global borrower platform.



Despite a US boycott, progress was made, although President Emmanuel Macron warned that the G20 could lose relevance if unity fails. The United States will assume the G20 presidency on December 1, 2025.



Johannesburg has firmly established Africa as a central force in shaping the future of global governance.

 


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Ange NGO

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