La province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo, est à nouveau plongée dans un bain de sang. Au cours de la semaine écoulée, une série d'attaques armées d'une brutalité inouïe a visé plusieurs villages du territoire de Lubero, faisant plus de 45 morts parmi les civils. Un bilan macabre qui a provoqué l'effroi et un nouveau déplacement massif de populations.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (BCAH) a exprimé son profond alarmisme face à cette flambée de violence. « Le BCAH est alarmé par l’escalade de la violence dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri », a-t-elle déclaré, pointant du doigt l'intensification des hostilités.
L'horreur en chiffres
La barbarie n'a épargné personne. Parmi les victimes, au moins 17 personnes, dont des patients sous traitement, ont été sauvagement tuées lors de l'assaut d'un centre médical. Le sanctuaire de soins a été transformé en charnier : deux soignants ont été enlevés, les médicaments pillés et l'établissement réduit en cendres. Cette attaque ignoble contre un lieu protégé par le droit international humanitaire marque un nouveau niveau de cruauté dans un conflit qui n'en finit pas.
En moins d'une semaine, cette vague de terreur a jeté sur les routes plus de 30.000 personnes, contraintes d'abandonner leurs foyers et leurs terres pour échapper à la mort.
Un accord de paix déjà fragilisé
Cette recrudescence des violences intervient dans un contexte pourtant marqué par un récent espoir de paix. Comme le rapportait le site congolais Actualité, de violents combats ont repris entre l'armée congolaise et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), et ce, malgré la signature, samedi dernier, d'un accord-cadre de paix. Depuis quatre ans, le M23 étend son emprise sur de vastes territoires du Nord et Sud-Kivu.
Face à cette situation, l'agence onusienne a condamné « avec la plus grande fermeté » les attaques contre les civils et les infrastructures médicales. Elle a lancé un appel pressant à toutes les parties au conflit « à respecter le droit international humanitaire et à garantir la protection des civils ».
Alors que la communauté internationale semble souvent impuissante, les civils de l'Est congolais continuent de payer le prix fort, pris au piège d'un conflit qui les dépasse et dans lequel même les hôpitaux ne sont plus des refuges.
Eastern DRC: Terror Stalks the Villages, Over 45 Civilians Executed in a Week
UN raises alarm over escalating violence targeting civilians and hospitals, forcing tens of thousands to flee.
The province of North Kivu in the Democratic Republic of Congo is once again submerged in a bloodbath. Over the past week, a series of armed attacks of shocking brutality targeted several villages in the Lubero territory, killing more than 45 civilians. This grim toll has provoked terror and a new massive displacement of populations.
The United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) expressed its deep alarm at this surge in violence. "OCHA is alarmed by the escalation of violence in the provinces of North Kivu and Ituri," it stated, pointing to the intensification of hostilities.
The Horror in Numbers
The barbarity spared no one. Among the victims, at least 17 people, including patients receiving treatment, were brutally killed during an assault on a medical center. The sanctuary of care was turned into a charnel house: two health workers were kidnapped, medicines were looted, and the facility was burned to the ground. This heinous attack on a place protected by international humanitarian law marks a new level of cruelty in an endless conflict.
In less than a week, this wave of terror has forced more than 30,000 people onto the roads, compelled to abandon their homes and land to escape death.
A Peace Agreement Already Weakened
This resurgence of violence comes in a context recently marked by a hope for peace. As reported by the Congolese news site Actualité, fierce fighting has resumed between the Congolese army and the rebels of the March 23 Movement (M23), despite the signing of a framework peace agreement last Saturday. For four years, the M23 has been expanding its control over vast territories in North and South Kivu.
Faced with this situation, the UN agency condemned "in the strongest terms" the attacks against civilians and medical infrastructure. It issued an urgent appeal to all parties to the conflict "to respect international humanitarian law and guarantee the protection of civilians."
As the international community often seems powerless, the civilians of Eastern Congo continue to pay the highest price, trapped in a conflict that is beyond them and in which even hospitals are no longer safe havens.
RDC, République Démocratique du Congo, Nord-Kivu, Lubero, attaques villages, civils tués, crise humanitaire, Nations Unies, BCAH, OCHA, M23, conflit Est RDC, déplacés, hôpital attaqué, droit international humanitaire, Ituri, violence, Afrique, Cameroun24, actualité
Didier Cebas K.