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Sommet du G20 ? Johannesburg : Washington recule face ? Pretoria et relance l?espoir d?un consensus mondial

Alors que laplanête retient son souffle face aux multiples crises économiques, climatiques et g?opolitiques, la position des états-Unis sur le sommet des dirigeants du G20 ? Johannesburg conna?t un tournant inattendu. Après avoir envisag?, puis confirmé un boycott pur et simple, Washington semble désormais revoir sa copie sous la pression diplomatique sud-africaine.

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« Nous avons reçu une notification des États-Unis, dont nous discutons toujours avec eux, concernant un changement d'avis sur leur participation au sommet », a déclaré le président sud-africain Cyril Ramaphosa à l’issue du sommet entre l’Afrique du Sud et l’Union européenne tenu à Johannesburg. Pour le chef d’État, ce signal est encourageant : « La politique du boycott n’a jamais fonctionné. Les États-Unis doivent être ici. »


Un bras de fer diplomatique inédit


En septembre, le président américain Donald Trump avait annoncé qu’il ne se rendrait pas à Johannesburg, confiant la délégation au vice-président James David Vance. Début novembre, le ton s’était encore durci, avec l’annonce d’une absence totale de délégation américaine et la dénonciation d’un sommet qualifié de « honteux », Trump pointant du doigt la situation sécuritaire des populations blanches en Afrique du Sud.



Le 15 novembre, Washington avait même averti Pretoria par voie diplomatique qu’il serait « inadmissible » d’adopter une déclaration finale commune, au motif que les priorités sud-africaines contrediraient les positions américaines. Une pression qui, jusqu’ici, n’a pas fait plier la présidence sud-africaine du G20.



« Les États-Unis ne peuvent pas boycotter la réunion et en dicter les résultats. Le travail se déroule comme prévu »
, a martelé le porte-parole de la présidence, Vincent Magwenya, confirmant que des consultations intensives se poursuivent avec les délégations présentes et que des progrès sont enregistrés dans l’élaboration d’un texte commun.



Un fait serait historique si aucune déclaration n’était adoptée : depuis 2008, aucun sommet des dirigeants du G20 n’a jamais échoué à produire un communiqué final.


L’Afrique du Sud porte la voix des pays émergents


En tant que présidente tournante du G20, l’Afrique du Sud a clairement choisi de mettre en lumière les défis des pays émergents et du Sud global. Cyril Ramaphosa a défendu une réforme de l’architecture financière internationale, la démocratisation de la gouvernance mondiale et le droit au développement.



« Ni la géographie, ni la richesse, ni la puissance militaire ne doivent déterminer qui gouverne le monde », a-t-il insisté, dénonçant la polarisation politique, l’explosion des inégalités et le recul de l’aide internationale, notamment dans le domaine de la santé.



Le président sud-africain a lancé un appel fort à une mobilisation conjointe pour un financement mondial de la santé, afin que les populations les plus vulnérables ne soient pas abandonnées à leur sort.



Le sommet social du G20, organisé en parallèle, réunit agences onusiennes, ONG et organisations civiques autour de thématiques majeures : inclusion numérique, commerce équitable, financement durable et protection du climat.


Un partenariat stratégique renforcé avec l’Union européenne


En marge du sommet, l’Afrique du Sud et l’Union européenne ont signé un accord de partenariat majeur sur les technologies à faibles ou zéro émissions et les processus industriels décarbonés. Un mémorandum d’entente porte également sur la création de chaînes de valeur durables pour les minéraux et métaux critiques, favorisant la transformation locale et l’industrialisation du pays.



« Nous considérons l’Union européenne comme un partenaire fiable et stratégique »,
a déclaré Cyril Ramaphosa, aux côtés du président du Conseil européen, Antonio Costa, et de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.



À Johannesburg, l’Afrique du Sud ne se contente plus d’accueillir le monde : elle cherche désormais à réécrire les règles du jeu mondial. Et face à cette détermination, même les grandes puissances hésitent à rester à la porte.



 




G20 Summit in Johannesburg: The United States Softens Its Stance as South Africa Pushes for Global Consensus


The United States’ position on the G20 leaders’ summit in Johannesburg is shifting, in a surprising diplomatic turnaround. After first announcing a boycott, Washington is now considering a possible form of participation following intense consultations with South Africa.



“We have received a notification from the United States, which we are still discussing with them, about a change in their position regarding their participation in the summit,” said South African President Cyril Ramaphosa after the EU–South Africa summit in Johannesburg. “This is a very positive sign. The politics of boycott has never worked. The United States must be here.”



In September, former US President Donald Trump announced he would not attend the summit, assigning Vice President J.D. Vance to lead the delegation. In early November, he hardened his position, declaring that no US representatives would attend, describing the summit as “shameful” and raising concerns over the situation of white citizens in South Africa.



Despite diplomatic pressure from Washington warning against a joint declaration, South Africa continues working toward a consensus-based final communiqué. “The United States cannot boycott the meeting and dictate its outcome,” stated presidential spokesman Vincent Magwenya.



As G20 chair, South Africa is focusing on the needs of emerging economies, demanding reforms to the global financial architecture, fair development, and social justice.



On the sidelines of the summit, South Africa and the European Union signed major agreements on low-carbon technologies and sustainable mineral value chains — marking a new era of strategic cooperation.



Johannesburg has become more than just a host city. It is now the stage on which South Africa is challenging the global power structure.



 


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Didier Cebas K.

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