Dans une interview accordée à la chaîne One America News, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré que Washington disposait désormais de « nombreuses nouvelles options » après la décision du département d’État, le 24 novembre, d’inscrire le Cartel de los Soles sur la liste des organisations terroristes étrangères. Ce cartel, accusé par Washington d’être lié au président vénézuélien Nicolas Maduro, voit cependant son existence officiellement niée par Caracas.
« Cela donne à notre département davantage d’outils pour proposer des options d’action au président (…) Rien n’est exclu, mais rien n’est automatiquement accepté », a affirmé Hegseth.
Un message renforcé par les propos du président Donald Trump, qui a reconnu le 17 novembre ne pas exclure une intervention militaire terrestre au Venezuela, avant d’annoncer le lendemain que Caracas se disait prête à ouvrir des négociations avec Washington. Une manœuvre diplomatique sous haute tension, alors même que la marine américaine a déployé huit navires, un sous-marin nucléaire et plus de 16 000 soldats dans la mer des Caraïbes. Le 16 novembre, un groupe aéronaval dirigé par le porte-avions Gerald Ford a fait son entrée dans la zone, augmentant un peu plus la pression.
De son côté, Nicolas Maduro dénonce la menace d’« invasion la plus grave depuis 100 ans ». Face à la télévision publique vénézuélienne, il a défendu le rôle de son pays comme « garant de la stabilité et de la paix en Amérique du Sud et dans les Caraïbes », insistant sur la solidité de « l’union civilo-militaro-policière ».
Selon le New York Times, le président américain aurait même donné son feu vert à la CIA pour mener des opérations secrètes contre des cibles liées au narcotrafic sur le sol vénézuélien. Des accusations fermement rejetées par Caracas, qui parle de violations du droit international.
Le Soudan, autre front brûlant pour Washington
Parallèlement, Donald Trump a annoncé l’intention des États-Unis de s’impliquer plus activement dans la résolution du conflit soudanais, à la demande du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane.
« Son Altesse souhaite que je prenne des mesures énergiques concernant la situation au Soudan (…) Nous allons nous en occuper », a déclaré le président américain.
Le conflit, qui oppose depuis avril 2023 l’armée régulière dirigée par Abdel Fattah al-Burhan et les Forces de soutien rapide (FSR) de Mohamed Hamdan Dagalo, a déjà coûté la vie à au moins 40 000 personnes et poussé près de 12 millions de Soudanais à l’exil.
La situation est particulièrement dramatique dans les régions du Darfour et du Kordofan, désormais en grande partie sous le contrôle des FSR. La prise récemment d’El-Fasher, après un long siège, s’est accompagnée de massacres et d’exactions dénoncés par de nombreuses organisations internationales. Selon l’OIM, plus de 80 000 habitants ont fui la ville.
Washington entend désormais coordonner son action avec l’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis et plusieurs pays du Moyen-Orient pour tenter de mettre un terme à l’une des pires crises humanitaires actuelles.
Pour l’Afrique, et notamment pour les pays comme le Cameroun, souvent victimes des répercussions géopolitiques mondiales (inflation, sécurité, migrations), ces tensions rappellent que l’équilibre international demeure fragile et que chaque décision prise à Washington peut résonner jusqu’au cœur du continent.
Washington keeps all options on the table against Venezuela and vows stronger action on Sudan
The United States is stepping up its stance. Facing the ongoing crisis with Venezuela and the deadly conflict in Sudan, the US administration has made it clear: no option is off the table, whether diplomatic, economic or military.
In an interview with One America News, Secretary of Defense Pete Hegseth stated that Washington now has “many new options” following the US State Department’s decision on November 24 to designate the Cartel de los Soles as a foreign terrorist organization. The cartel is allegedly linked to Venezuelan President Nicolas Maduro, a claim strongly denied by Caracas.
President Donald Trump also stated on November 17 that he does not rule out a ground military operation in Venezuela, before announcing a day later that Venezuelan authorities were open to negotiations with Washington.
Meanwhile, the US Navy has deployed eight ships, a nuclear submarine and over 16,000 troops in the Caribbean Sea. On November 16, a naval strike group led by the aircraft carrier Gerald Ford entered the area.
President Maduro has described the situation as the most serious invasion threat in a century, insisting that Venezuela is a pillar of peace and stability in South America and the Caribbean.
According to the New York Times, Trump has also authorized the CIA to conduct covert operations targeting drug-cartel-linked entities in Venezuela.
At the same time, Trump announced that the US will intensify its efforts to resolve the Sudan conflict, following a request from Saudi Crown Prince Mohammed bin Salman. The war has killed at least 40,000 people and forced nearly 12 million to flee their homes, with the worst situation in Darfur and Kordofan.
Washington now plans to work closely with Saudi Arabia, Egypt, the UAE and other Middle Eastern countries to bring an end to one of the world’s most devastating humanitarian crises.
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Ange NGO