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RDC : Le M23 pi?tine l'accord de paix de Doha, la guerre s'enflamme dans l'Est

? peine l'encre de l'accord de paix s?ch?e, le feu des armes a de nouveau parl?.

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Loin des salles climatisées de Doha où, samedi dernier, un accord-cadre était solennellement signé sous l'égide du Qatar, de violents combats ont repris avec une férocité intacte dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Un retour fracassant à la guerre qui jette une ombre lugubre sur les espoirs de paix et expose la fragilité des engagements diplomatiques.



Selon le site congolais Actualité, cité par nos soins, les factions rivales – l'armée gouvernementale fidèle à Kinshasa et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) – se sont livrées à de féroces affrontements dans les zones de Nyabashwa, Kasheke et Bituna, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu). Les rebelles, dans une offensive qui semble défier la communauté internationale, auraient attaqué les positions des Forces armées de la RDC (FARDC). Le crépitement des armes lourdes a remplacé le dialogue, forçant des populations déjà meurtries à un nouvel exode. Un afflux de civils fuyant les zones de combat a été signalé, rappelant le coût humain insoutenable de ce conflit qui n'en finit pas.


Un accord mort-né ?


Cette reprise des hostilités sonne comme un cruel aveu d'échec. L'accord signé à Doha, comprenant huit protocoles dont un dédié au suivi du cessez-le-feu, n'aura donc tenu que quelques jours. Un scénario hélas familier, puisqu'un accord similaire conclu l'été dernier n'avait jamais été mis en œuvre. Le M23, dont la rébellion a conquis et contrôle toujours de vastes étendues dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, semble jouer sa propre partition, loin des promesses faites sur la table des négociations.


Drame simultané sur les eaux du Sankuru


Alors que l'Est s'embrase, une autre tragédie, silencieuse celle-là, se joue sur les eaux du pays. Un bateau surchargé transportant 120 personnes a chaviré et a coulé sur la rivière Sankuru, dans la province du Kasaï. Si les secours ont pu repêcher une cinquantaine de passagers, le sort des autres âmes à bord reste dramatiquement incertain, selon la radio Okapi. Cette nouvelle catastrophe nautique vient rappeler, si besoin était, que la crise humanitaire en RDC dépasse largement le seul théâtre des combats à l'Est, frappant un peuple déjà accablé de toutes parts.



Entre la trahison des armes à l'Est et la furie des eaux au Centre, la RDC semble prise en étau. La reprise immédiate des combats après la signature de Doha pose une question brûlante : qui peut encore arrêter l'engrenage infernal dans l'Est du Congo ?

 




DRC: M23 Scraps Doha Peace Deal, War Reignites in the East


No sooner had the ink dried on the peace agreement than the guns spoke again. Far from the air-conditioned rooms in Doha where, last Saturday, a framework agreement was solemnly signed under the auspices of Qatar, fierce fighting has resumed with undiminished intensity in the eastern Democratic Republic of Congo (DRC). A dramatic return to war that casts a grim shadow over hopes for peace and exposes the fragility of diplomatic commitments.



According to the Congolese news site Actualité, rival factions – the government army loyal to Kinshasa and the rebels of the March 23 Movement (M23) – engaged in fierce clashes in the areas of Nyabashwa, Kasheke, and Bituna, in the Masisi territory (North Kivu). The rebels, in an offensive that seems to defy the international community, are reported to have attacked positions of the Armed Forces of the DRC (FARDC). The roar of heavy weapons has replaced dialogue, forcing already traumatized populations into a new exodus. An influx of civilians fleeing the combat zones has been reported, underscoring the unbearable human cost of this endless conflict.



A Stillborn Agreement?



This resumption of hostilities sounds like a cruel admission of failure. The agreement signed in Doha, comprising eight protocols including one dedicated to ceasefire monitoring, thus held for only a few days. A sadly familiar scenario, as a similar deal concluded last summer was never implemented. The M23, whose rebellion has conquered and still controls vast swathes of North and South Kivu provinces, appears to be marching to its own beat, far from the promises made at the negotiating table.



Simultaneous Tragedy on the Sankuru Waters



As the East erupts in flames, another, quieter tragedy is unfolding on the country's waterways. An overloaded boat carrying 120 people capsized and sank on the Sankuru River, in Kasai Province. While rescuers managed to pull about fifty passengers to safety, the fate of the other souls on board remains tragically uncertain, according to Radio Okapi. This new nautical disaster serves as a stark reminder that the humanitarian crisis in the DRC extends far beyond the eastern combat zone, striking a people already burdened on all sides.



Between the betrayal of arms in the East and the fury of the waters in the Center, the DRC seems caught in a vice. The immediate resumption of fighting after the Doha signing raises a burning question: who can still stop the infernal cycle in the East of the Congo?

 


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Didier Cebas K.

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