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APE Cameroun-UE : Le d?crochage inqui?tant des produits phares sur le march? europ?en

Cacao, banane, bois... Les statistiques sont formelles : depuis l'entr?e en vigueur de l'Accord de Partenariat économique, les exportations camerounaises perdent du terrain. Une tendance qui sonne l'alarme pour l'économie nationale.

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Les chiffres, implacables, dessinent une courbe préoccupante. Selon les dernières données compilées par le journal L’Economie et relayées en une de sa publication, le Cameroun voit son influence s'éroder sur le lucratif marché européen. Les produits qui ont forgé sa réputation et structuré son économie – le cacao, la banane, le coton, le bois scié et le café – sont en perte de vitesse.



Cette baisse persistante des exportations coïncide, de manière troublante, avec le début de la mise en œuvre de l’Accord de partenariat économique (APE) liant le pays à l’Union européenne. Un accord qui, bien que prometteur sur le papier pour favoriser les échanges, semble pour l'heure creuser un déficit de compétitivité pour les produits camerounais.


Le constat d'une contre-performance


La une du journal est sans équivoque : l'heure est au constat d'une contre-performance. Le cacao, dont les fèves camerounaises sont pourtant réputées, voit ses parts de marché grignotées par la concurrence. La banane, autre pilier historique des exportations, résiste mais cède du terrain. Même son de cloche pour le coton, le bois scié et le café, qui peinent à maintenir leur position face à des concurrents mieux aguerris ou bénéficiant d'avantages compétitifs plus solides.



Cette érosion progressive interpelle et pose une question cruciale : l'APE, conçu comme un pont commercial, ne serait-il pas en train de devenir un couloir à sens unique ? Les industriels et producteurs locaux pointent du doigt les difficultés à se conformer aux normes sanitaires et phytosanitaires européennes, toujours plus exigeantes, ainsi qu'aux lourdeurs administratives persistantes.


Urgence d'une réaction stratégique


Pour les économistes, cette tendance doit servir de signal d'alarme. Il ne s'agit plus seulement de produire, mais de produire mieux, en gagnant en qualité et en valeur ajoutée. La transformation locale, un levier maintes fois annoncé mais encore trop peu développé, apparaît plus que jamais comme une nécessité pour inverser la courbe.



La compétitivité du Cameroun sur le marché européen est à un tournant. Face à cette baisse confirmée par les statistiques, les pouvoirs publics et le secteur privé sont sommés de revoir leur copie. L'enjeu est de taille : préserver des revenus d'exportation vitaux pour l'économie nationale et des milliers d'emplois. La sonnette d'alarme est tirée ; il reste à voir si la réponse sera à la hauteur des défis.

 




Cameroon-EU EPA: The Alarming Decline of Key Export Products in the European Market


Cocoa, bananas, timber... The statistics are clear: since the Economic Partnership Agreement came into force, Cameroonian exports have been losing ground. A trend that raises concerns for the national economy.


The figures, relentless, paint a worrying picture. According to the latest data compiled by the newspaper L’Economie and featured on its front page, Cameroon is seeing its influence wane in the lucrative European market. The products that built its reputation and structured its economy – cocoa, bananas, cotton, sawn wood, and coffee – are losing momentum.



This persistent decline in exports coincides, disturbingly, with the start of the implementation of the Economic Partnership Agreement (EPA) between the country and the European Union. An agreement that, although promising on paper to foster trade, currently seems to be widening a competitiveness gap for Cameroonian products.


A Pattern of Underperformance


The newspaper's front page is unequivocal: it's time to acknowledge underperformance. Cocoa, whose Cameroonian beans are renowned, is seeing its market share nibbled away by competition. Bananas, another historical export pillar, are resisting but losing ground. The same holds for cotton, sawn wood, and coffee, which are struggling to maintain their position against more seasoned competitors or those with stronger competitive advantages.



This gradual erosion raises questions and poses a crucial problem: is the EPA, designed as a trade bridge, becoming a one-way street? Local industrialists and producers highlight the difficulties in complying with increasingly stringent European sanitary and phytosanitary standards, as well as persistent administrative burdens.


The Urgency for a Strategic Response


For economists, this trend must serve as a wake-up call. It is no longer just about producing, but about producing better, by improving quality and added value. Local processing, a often-announced lever still underdeveloped, appears more than ever as a necessity to reverse the trend.



Cameroon's competitiveness in the European market is at a crossroads. Faced with this decline confirmed by statistics, public authorities and the private sector are urged to rethink their strategy. The stakes are high: preserving export revenues vital to the national economy and thousands of jobs. The alarm bell has been rung; it remains to be seen if the response will match the challenges.

 


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Mouahna Divine

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