Les avocats affirment ne pas défendre une cause politique, mais celle du peuple camerounais face à ce qu’ils qualifient de déni de justice lié au processus électoral en cours.
« Nous n'appelons pas à l’insurrection. Nous appelons à l’instruction des faits », insistent-ils.
Selon eux, le Cameroun traverse un moment critique où le droit serait piétiné et la parole du citoyen étouffée. Leur lettre prend alors une dimension internationale : « Cette élection n’est pas qu’une affaire camerounaise. Elle concerne chaque démocratie qui prétend défendre les principes de justice et de liberté. »
Ils interpellent frontalement les puissances étrangères—États-Unis, Union européenne, Francophonie—jugées silencieuses face à ce qu’ils considèrent comme une crise démocratique majeure.
« Le silence devient complicité », lancent-ils, exigeant :
- l’ouverture d’une mission d’enquête indépendante,
- la mise en place d’un mécanisme de médiation inclusive,
- et la garantie du respect de la volonté populaire.
Pour le collectif, l’heure n’est plus aux promesses.
Le message est clair : le droit doit être dit et rendu.
Alors que l’opinion nationale s’interroge, cette sortie risque de faire monter la tension dans un climat politique déjà inflammable.
Contested election: Issa Tchiroma’s lawyers call out the international community
The legal team of politician Issa Tchiroma Bakary has issued a powerful open letter, urging the international community to intervene in what they describe as a serious violation of democratic principles in Cameroon.
“Law does not beg. It accuses,” they write, accusing authorities of suppressing the people’s voice.
The lawyers insist they are not defending a political camp, but “the right of citizens to truth and justice.” They are calling for:
- an independent investigation,
- an inclusive mediation mechanism,
- and the respect of democratic principles.
They warn: “Silence becomes complicity.”
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Ange NGO