Dans une interview accordée à CNBC, Greer a confirmé : « Un créneau a été fixé », tout en reconnaissant les doutes précédemment exprimés par Trump, notamment après les nouveaux contrôles chinois sur les exportations de métaux des terres rares. Ces matériaux stratégiques sont essentiels à la production de technologies de pointe, des batteries aux équipements militaires.
Le 9 octobre, Pékin a en effet durci les restrictions sur ces métaux, provoquant une riposte immédiate de Washington : dès le 1er novembre, les droits de douane américains sur certains produits chinois grimperont de 100%, pour atteindre un total de 130%.
Jamieson Greer s’est néanmoins voulu rassurant : « La Chine a réalisé qu’elle avait exagéré. Par le passé, nous avons su trouver des solutions avec eux. »
L’Europe entre prudence et protectionnisme
Sur le Vieux Continent, l’Union européenne prépare aussi sa riposte. Selon Bloomberg, Bruxelles envisage de contraindre les entreprises chinoises souhaitant s’implanter en Europe à transférer leurs technologies, utiliser des composants européens et embaucher localement.
L’objectif : freiner la domination industrielle chinoise, notamment dans les secteurs stratégiques des batteries et des véhicules électriques.
Mais la concurrence chinoise fait déjà des dégâts. Les constructeurs européens pourraient devoir fermer jusqu’à huit usines faute de rentabilité. Stellantis, par exemple, ne tourne qu’à 45% de ses capacités, tandis que les marques chinoises comme BYD s’emparent rapidement de parts de marché. D’après les prévisions, elles pourraient atteindre 10% du marché européen d’ici 2030.
Le Canada tente de renouer le dialogue
Pendant ce temps, Ottawa cherche à calmer le jeu. La ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, doit se rendre en Chine cette semaine pour relancer les relations entre les deux pays, mises à mal par des droits de douane punitifs.
Selon The Globe and Mail, Mme Anand rencontrera son homologue Wang Yi à Pékin et pourrait préparer une rencontre entre le Premier ministre Mark Carney et le président Xi Jinping lors du sommet de l’APEC en Corée du Sud, du 31 octobre au 1er novembre.
Les tensions commerciales sino-canadiennes s’étaient envenimées après les taxes imposées par l’ancien Premier ministre Justin Trudeau : 100% sur les véhicules électriques chinois et 25% sur l’acier et l’aluminium. Pékin avait répliqué en taxant à 100% l’huile de colza canadienne, frappant de plein fouet les producteurs de la Saskatchewan.
Face à cette escalade, la Chine se dit prête à lever les taxes sur le colza si le Canada supprime ses barrières sur les véhicules électriques chinois. Un geste d’apaisement que plusieurs provinces canadiennes appellent déjà de leurs vœux.
Trump reste inflexible
Malgré les pourparlers en coulisses, Donald Trump campe sur ses positions : « Oui, c’est bien le cas pour l’instant », a-t-il confirmé aux journalistes à bord de l’avion présidentiel en route vers le Moyen-Orient, à propos des taxes de 100% sur les produits chinois.
Mais fidèle à son style, il laisse planer le doute : « Pour moi, le 1er novembre semble une éternité. »
Un message ambigu, qui illustre bien la guerre commerciale la plus complexe et la plus stratégique du XXI? siècle — où chaque mot peut faire trembler les marchés mondiaux.
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Trade War Reloaded: Trump, Xi, and Europe Reignite the Global Economic Battle
Despite rising tensions, a potential meeting between U.S. President Donald Trump and Chinese leader Xi Jinping has been scheduled, said U.S. trade representative Jamieson Greer in an interview with CNBC.
This comes as Beijing tightened export controls on rare earth metals — a move that triggered Washington’s decision to raise tariffs on Chinese products to 130% starting November 1.
Meanwhile, the European Union is drafting new rules to curb China’s industrial dominance, forcing foreign companies to use European-made products and hire locally. Car giants like Stellantis are already suffering, with some factories running at just 45% capacity.
In Canada, Foreign Affairs Minister Anita Anand will travel to Beijing this week, seeking to restore bilateral trade ties and potentially pave the way for a meeting between Prime Minister Mark Carney and Xi Jinping during the APEC summit in South Korea.
Trump, however, remains firm: “Yes, that’s still the plan,” he said aboard Air Force One. Yet his final remark — “November 1 feels like an eternity” — leaves markets guessing about his next move.
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Ekanga Ekanga Fernand