Une situation qu’il impute directement au Ministre de l’Administration territoriale (MINAT) et au Secrétaire d’État à la Défense chargé de la Gendarmerie (SED).
« La militarisation actuelle de Garoua n’est pas un acte de maintien de l’ordre, c’est un acte de provocation politique irresponsable », écrit Mamadou Mota dans une missive au ton tranchant.
Un parallèle inquiétant avec le conflit du NOSO
Le leader du MRC met en garde contre une répétition du scénario dramatique du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Il accuse le MINAT d’avoir déjà joué un rôle déclencheur dans la crise anglophone, rappelant “le déploiement brutal et prématuré” des forces à Bamenda, qui selon lui, aurait “allumé la mèche d’une guerre dévastatrice”.
« Ce même MINAT […] a été l’un des catalyseurs, un détonateur tragique, de la guerre désastreuse qui ravage aujourd’hui le NOSO », martèle-t-il, soulignant les milliers de morts et les déplacements massifs qui en ont résulté.
“Désarmez Garoua !” : un appel direct au Premier ministre
Face à ce qu’il perçoit comme une “faute politique lourde”, Mamadou Mota en appelle directement au Premier ministre, exigeant la fin immédiate de cette politique de tension :
« Désarmez Garoua ! Rappelez immédiatement les troupes inutiles et provocatrices. Mettez fin à cette politique de la canonnière. »
Le président du MRC prévient : le silence ou l’inaction du gouvernement pourrait transformer Garoua en “nouveau théâtre d’une tragédie nationale”.
Une lettre coup de poing
Cette sortie musclée de Mamadou Mota intervient dans un contexte de crispation politique au Nord, où des sources locales évoquent depuis plusieurs jours un renforcement du dispositif sécuritaire dans certains quartiers sensibles de Garoua.
Le MRC y voit une manœuvre d’intimidation politique, tandis que le gouvernement justifie généralement de telles mesures par des “impératifs de sécurité nationale”.
En signant sa lettre “sincèrement et sans complaisance”, Mamadou Mota entend, une fois de plus, se poser en contrepoids frontal à la politique sécuritaire du régime, rappelant que “la paix ne s’obtient pas par l’intimidation, mais par le respect et la loi.”
Mamadou Mota (MRC) denounces the militarization of Garoua: “An irresponsible political provocation”
The national president of the Cameroon Renaissance Movement (MRC), Mamadou Mota, has raised his voice against what he calls the “alarming militarization” of the city of Garoua.
In an open letter addressed to the Prime Minister, Mota strongly condemns the actions of the Minister of Territorial Administration (MINAT) and the Secretary of State for Defense in charge of the Gendarmerie (SED), accusing them of turning Garoua into a zone of intimidation and fear.
“The current militarization of Garoua is not a law enforcement measure; it is an irresponsible political provocation,” wrote Mota bluntly.
A warning echoing the Anglophone crisis
The MRC leader warns that this approach could rekindle a conflict similar to the one that devastated the North-West and South-West regions.
He recalls the “brutal and premature deployment of troops in Bamenda”, which he says served as a “tragic trigger for the ongoing Anglophone war”.
“The same MINAT was one of the catalysts of the disastrous conflict that has already cost thousands of lives and displaced hundreds of thousands,” Mota stated.
“Disarm Garoua!”: A direct call to the Prime Minister
In his fiery message, Mota demands that the government immediately withdraw the troops and end this show of force, which he describes as “a grave political mistake that replaces dialogue with the barrel of a gun.”
“Disarm Garoua! Withdraw these provocative troops and restore calm before tragedy strikes again,” he urged.
The opposition leader warns that the government’s silence or inaction could make Garoua “the next stage of a national disaster.”
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Ange NGO