La réplique ne s'est pas fait attendre. Dans une déclaration officielle d'une rare fermeté, Hiram Iyodi répond point par point à la conférence de presse du Front des Démocrates Camerounais (FDC) qui sonnait comme une fin de non-recevoir à sa candidature. Loin de s'incliner, le candidat présidentiel dresse le portrait d'un parti en "fureur", dont le président aurait exercé des pressions pour un "ralliement au régime" – une demande à laquelle M. Iyodi affirme avoir "opposé un refus ferme".
La rupture : "Désaccord et fureur" au sein du FDC
Le ton est donné dès les premières lignes. Hiram Iyodi "déplore profondément les méthodes, le ton et les termes indignes" employés par la direction du FDC. Il dépeint un Denis Émilien Atangana ulcéré, dont la déclaration unilatérale "confirme une fois de plus le désaccord et la furie". La raison de cette colère ? Le refus catégorique du candidat de céder aux sirènes du pouvoir en place. "Nous n'avons jamais trahi le FDC. Nous avons simplement refusé de trahir le Cameroun", lance-t-il, en une phrase qui résume son credo politique.
Un projet "patriotique et populaire" au-delà du FDC
Face à ce qu'il présente comme une trahison de la direction de son ancien parti, Iyodi opère un recentrage stratégique. Il affirme que sa candidature "s'inscrit depuis plusieurs mois dans une dynamique plus large", celle d'un "projet patriotique et populaire". Il tient à saluer spécifiquement le travail des "équipes du MP3 et du MDP", des mouvements indépendants qui, selon lui, ont œuvré sans relâche malgré les "obstacles" rencontrés dans la collaboration avec le FDC. Il se présente désormais en rassembleur d'une coalition citoyenne, porté par "des milliers de bénévoles, de jeunes, de femmes, de professionnels".
Rejet de la victoire annoncée de Biya et appel à la résistance
C'est le point le plus lourd de conséquences. En opposition frontale avec les "tendances" évoquées par Atangana, Hiram Iyodi assène : "Je confirme solennellement que nous ne constatons et ne soutenons pas la victoire du régime au pouvoir." Il annonce que les travaux dans les commissions départementales viennent de débuter et laisse même entendre que "les premières tendances annoncent un moment historique pour notre pays". Un message clair : le combat pour la "vérité des urnes" est loin d'être terminé.
Dans une conclusion empreinte de solennité, le candidat réaffirme que son combat demeure celui de "l'alternance" et de la "refondation démocratique du Cameroun". Il promet de continuer à agir pour "préserver nos convictions" et "protéger la souveraineté du vote", concluant par un vibrant "Au Peuple, la Gloire !". La bataille politique a définitivement basculé hors des partis traditionnels, et Hiram Iyodi en a tiré le premier rideau.
Hiram Iyodi Fires Back: "We Never Betrayed the FDC, We Refused to Betray Cameroon"
The break is complete, and it is brutal. Mere hours after Denis Émilien Atangana's stunning announcement, candidate Hiram Samuel Iyodi struck back forcefully in a scathing communiqué, denouncing "unworthy methods," "exacerbated" pressures to align with the regime, and reaffirming his refusal to "acknowledge the victory" of Paul Biya.
The counterpunch was not long in coming. In an official statement of rare firmness, Hiram Iyodi responds point by point to the press conference of the Cameroon Democrats Front (FDC), which sounded like a final dismissal of his candidacy. Far from conceding, the presidential candidate paints a picture of a party in "fury," whose president allegedly exerted pressure for a "rallying to the regime" – a demand that Mr. Iyodi claims to have "firmly refused."
The Rupture: "Disagreement and Fury" within the FDC
The tone is set from the opening lines. Hiram Iyodi "deeply deplores the methods, the tone and the unworthy terms" used by the FDC leadership. He portrays a furious Denis Émilien Atangana, whose unilateral declaration "once again confirms the disagreement and the fury." The reason for this anger? The candidate's categorical refusal to yield to the calls of the incumbent power. "We never betrayed the FDC. We simply refused to betray Cameroon," he declares, in a phrase that sums up his political creed.
A "Patriotic and Popular" Project Beyond the FDC
Facing what he presents as a betrayal by his former party's leadership, Iyodi executes a strategic pivot. He asserts that his candidacy "has for several months been part of a broader dynamic," that of a "patriotic and popular project." He specifically praises the work of the "teams of MP3 and MDP," independent movements that, according to him, worked tirelessly despite the "obstacles" encountered in the collaboration with the FDC. He now positions himself as a unifier of a citizen coalition, carried by "thousands of volunteers, young people, women, professionals."
Rejection of Biya's Announced Victory and Call to Resistance
This is the point with the heaviest consequences. In direct opposition to the "trends" mentioned by Atangana, Hiram Iyodi asserts: "I solemnly confirm that we do not acknowledge nor support the victory of the regime in power." He announces that work in the departmental commissions has just begun and even suggests that "the first trends herald a historic moment for our country." A clear message: the fight for the "truth of the ballot boxes" is far from over.
In a solemn conclusion, the candidate reaffirms that his fight remains one for "political alternation" and the "democratic rebuilding of Cameroon." He promises to continue acting to "preserve our convictions" and "protect the sovereignty of the vote," ending with a resonant "To the People, the Glory!". The political battle has definitively shifted outside traditional parties, and Hiram Iyodi has drawn the first curtain.
Hiram Samuel Iyodi, Communiqué Hiram Iyodi, FDC Cameroun, Denis Émilien Atangana, Élection présidentielle Cameroun 2025, Rupture FDC Iyodi, MP3 MDP Cameroun, Alternance Cameroun, Paul Biya, Résultats élection Cameroun, Pressions politiques Cameroun, Coalition patriotique Cameroun, Vérité des urnes, Crise politique Cameroun, cameroun24.net
Didier Cebas K.