Ses déclarations, rapportées par le ministère chinois des Affaires étrangères, interviennent lors d’une rencontre avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en marge de la 80? Assemblée générale de l’ONU.
« J’espère que l’Union européenne respectera ses engagements en matière de maintien de marchés commerciaux et d’investissement ouverts, suivra les règles de concurrence loyale et évitera de politiser les questions de sécurité », a déclaré Li Qiang.
Selon lui, en cette période d’instabilité internationale, la Chine et l’UE doivent « défendre la justice » et jouer un rôle stabilisateur dans l’économie mondiale. Le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de renforcer la confiance mutuelle et de rechercher de nouveaux points de convergence malgré les divergences.
Pékin contre « l’hégémonie »
Face aux tensions géopolitiques, Li Qiang a également plaidé pour un système de gouvernance mondiale plus équitable. « Les pays du Sud global doivent défendre la justice et s’opposer ensemble à l’intimidation », a-t-il affirmé lors d’une rencontre avec le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Pékin propose d’intensifier la coopération multilatérale, notamment dans les domaines du développement, du libre-échange et du changement climatique.
Washington met la pression
En parallèle, les États-Unis préparent de nouveaux cycles de négociations économiques avec la Chine en octobre et novembre, selon le secrétaire au Trésor, Scott Bessent. Tout en affirmant un esprit de « respect mutuel », Washington menace de limiter l’accès des entreprises chinoises aux marchés boursiers américains.
Tensions autour de Taïwan et de l’Afrique du Sud
La Chine a vivement réagi aux restrictions imposées par Taïwan sur les exportations de semi-conducteurs vers l’Afrique du Sud, qualifiant ces mesures de « manipulations politiques ». Pékin assure que ses propres capacités de production renforcées garantissent la stabilité des chaînes d’approvisionnement et se dit prête à intensifier sa coopération avec Pretoria.
Ottawa dans l’équation
Enfin, la relation tendue entre la Chine et le Canada pourrait connaître une nouvelle dynamique. Le Premier ministre canadien Mark Carney a laissé entendre qu’une rencontre avec le président chinois Xi Jinping pourrait avoir lieu. Ce geste intervient après une série de représailles commerciales liées aux tarifs douaniers imposés par Ottawa sur les véhicules électriques chinois et par Pékin sur le colza canadien.
Entre appels au multilatéralisme et bras de fer économique, Pékin entend se positionner comme pilier de la stabilité mondiale face aux tensions croissantes entre grandes puissances.
China urges EU to avoid politicizing trade as global economic tensions rise
Chinese Premier Li Qiang has urged the European Union to respect its commitments to open trade and investment while avoiding the politicization of economic issues. Speaking in New York alongside Ursula von der Leyen, he called on Beijing and Brussels to act as stabilizers in a time of global uncertainty.
Li also met UN Secretary-General Antonio Guterres, stressing the need for a fairer global governance system, stronger multilateral cooperation, and concrete measures against climate change.
Meanwhile, U.S. Treasury Secretary Scott Bessent announced new rounds of trade talks with China in October and November, while warning of possible restrictions on Chinese IPOs in American markets.
Tensions are also rising over Taiwan’s semiconductor restrictions on South Africa, which Beijing dismissed as “political manipulation,” and Canada’s trade dispute with China, where tariffs on electric vehicles and canola remain sticking points.
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Didier Cebas K.