« L’intersyndicale lance un ultimatum », a déclaré Thomas Vacheron, secrétaire confédéral de la CGT, en lisant un communiqué commun devant la presse. Les syndicats se félicitent du succès de la journée de mobilisation, qui a contraint les autorités à abandonner un projet controversé : la suppression de deux jours fériés. Mais la liste des revendications reste longue : rejet complet du budget austère, refus du gel des retraites et des prestations sociales, abandon du plan de suppression de 3.000 postes de fonctionnaires, rejet du recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans et exigence de « justice fiscale » par une taxation accrue des grandes fortunes et des dividendes.
Dans les rues, la démonstration de force a été impressionnante. Selon le ministère de l’Intérieur, plus de 500.000 personnes ont battu le pavé. La CGT, elle, parle d’un million de manifestants. À Paris, Nantes, Lyon, Rennes et Marseille, les cortèges ont parfois dégénéré : vitrines brisées, agences bancaires saccagées, poubelles incendiées. Plus de 300 personnes ont été interpellées, dont 134 placées en garde à vue, a indiqué le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui a mobilisé 80.000 policiers et gendarmes, appuyés par des blindés et des drones.
Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, a toutefois relativisé les débordements, affirmant que « la manifestation s’est globalement bien passée ». Mais les images de fumigènes, de gaz lacrymogènes et de heurts violents avec les forces de l’ordre ont rappelé aux Français les heures chaudes des « Gilets jaunes ».
Face à la pression, le Premier ministre Sébastien Lecornu joue l’apaisement. « Je recevrai à nouveau les forces syndicales dans les jours qui viennent », a-t-il annoncé, tout en condamnant fermement les violences. Mais pour Jean-Luc Mélenchon, figure de l’opposition, la crise dépasse le cadre syndical : « La solution, c’est le départ du président de la République », a-t-il lâché depuis Marseille, accusant Emmanuel Macron d’être le véritable responsable de la colère sociale.
La France est désormais à un tournant : soit le gouvernement cède du terrain aux syndicats, soit le pays s’oriente vers un nouveau bras de fer social d’une ampleur inédite.
France on Fire: Unions Issue Ultimatum to Government Over Austerity Measures
France is once again shaken by massive strikes and protests. On September 18, over half a million people — according to the Interior Ministry, and more than one million according to unions — took to the streets to oppose austerity measures. Demonstrations turned violent in Paris, Nantes, Lyon, and Marseille, with hundreds arrested. Unions are demanding the rejection of the proposed budget cuts, protection of pensions and social benefits, and new taxes on the wealthy. The unions have given Prime Minister Sébastien Lecornu until September 24 to respond, warning of new strikes if their demands are ignored.
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Ange NGO