Cette première femme à occuper un tel poste dans l’histoire du pays a clairement fixé le cap : « Mon équipe et moi ne resterons pas plus de six mois. Nous remettrons nos prérogatives au nouveau parlement », a-t-elle assuré lors de son entrée en fonctions. Elle a promis une gouvernance sobre, orientée vers la stabilisation du pays et la traduction en justice des responsables des violences.
Le bilan est lourd : 72 morts et près de 200 blessés. Les émeutes, menées en grande partie par la jeunesse népalaise et les étudiants du mouvement Gen Z, ont embrasé Katmandou et plusieurs autres villes, sur fond de colère contre la corruption et l’interdiction brutale des réseaux sociaux. Parlement, Cour suprême, bureau du procureur : plusieurs institutions symboliques ont été incendiées.
Depuis le 9 septembre, l’armée a imposé un couvre-feu et de strictes restrictions, désormais progressivement levées. La vie reprend timidement son cours à Katmandou, les transports publics circulent à nouveau et les commerces rouvrent.
Le gouvernement provisoire, qui comptera environ quinze membres, sera dévoilé dans les prochains jours. Les élections législatives anticipées sont prévues pour mars 2026.
Pour le Népal, la crise politique n’est pas terminée, mais un espoir de transition pacifique se dessine avec la prise de fonction de Sushila Karki.
Nepal: Sushila Karki Leads Interim Government After Sharma Oli’s Resignation
Kathmandu is experiencing historic days. Following mass protests and the resignation of Prime Minister Sharma Oli, former Supreme Court Chief Justice Sushila Karki has been sworn in as interim Prime Minister.
She made her mission clear: “My team and I will not stay in power for more than six months. We will hand over to the new parliament,” she declared. Her government’s priorities are stabilizing the nation and bringing those responsible for the deadly riots to justice.
The unrest has left 72 dead and nearly 200 injured, after youth and Gen Z activists took to the streets against corruption and a controversial social media ban. Iconic institutions, including the Parliament and Supreme Court, were set ablaze.
Since September 9, the army has enforced curfews and restrictions, now gradually lifted. Daily life is slowly resuming in Kathmandu, with public transport back in operation.
The interim cabinet of about 15 members will soon be announced, and general elections are expected in March 2026.
Nepal’s political storm is far from over, but Sushila Karki’s leadership marks a new hope for a peaceful transition.
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Moussa Nassourou