En cause : une dette publique jugée élevée et croissante, une fragmentation politique et un déficit budgétaire plombé par les dépenses militaires.
Cette annonce survient alors que le pays connaît une recomposition politique : François Bayrou, affaibli, a quitté Matignon. C’est Sébastien Lecornu, ancien ministre des Armées, qui a été nommé Premier ministre le 9 septembre.
Dès sa première sortie médiatique, il a tenu à enterrer une mesure impopulaire envisagée par son prédécesseur : la suppression de deux jours fériés (le lundi de Pâques et le 8 mai). Lecornu justifie son abandon en affirmant qu’il ne souhaite pas “accroître l’instabilité dans la société”.
Un climat politique électrique
La gauche, menée par La France insoumise (LFI), ne décolère pas. Manuel Bompard a annoncé le dépôt d’une motion de censure immédiate contre le nouveau gouvernement à la rentrée parlementaire d’octobre.
Dans le même temps, 104 députés insoumis, écologistes, communistes et ultramarins ont signé une motion de destitution contre Emmanuel Macron. Leur mot d’ordre : “la démission ou la destitution”. Le président, lui, martèle qu’il ne quittera pas l’Élysée avant la fin de son mandat en 2027.
Remaniement en vue mais pas de séisme attendu
Selon RTL, le gouvernement de Lecornu ne sera pas formé avant fin septembre ou début octobre. Les poids lourds comme Bruno Retailleau (Intérieur), Rachida Dati (Culture), Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères) et Gérald Darmanen (Justice) devraient conserver leur portefeuille.
Un changement majeur pourrait toutefois intervenir : Catherine Vautrin, actuelle ministre du Travail, est pressentie pour succéder à Lecornu au ministère des Armées.
Société et opinion publique en tension
Un sondage CSA révèle que 75 % des Français soutiennent l’instauration de quotas d’accueil des migrants par pays d’origine. Un résultat qui reflète la montée en puissance de la question migratoire dans le débat politique.
Sur le terrain social, le quotidien des Français n’est pas épargné : un vol de câbles a provoqué vendredi de fortes perturbations sur la ligne TGV Paris-Lyon. Les retards ont atteint 2h30 et la SNCF prévoit un retour à la normale seulement le samedi 13 septembre.
La France traverse donc une séquence de fortes turbulences politiques, économiques et sociales, et Sébastien Lecornu, nouveau chef du gouvernement, démarre son mandat sous haute tension.
France Downgraded by Fitch as New PM Lecornu Faces Political Storm
Credit rating agency Fitch Ratings has downgraded France’s long-term foreign currency issuer default rating from AA- to A+, citing high and rising public debt, political fragmentation, and widening budget deficits fueled by military spending.
The downgrade comes amid political reshuffling: François Bayrou stepped down, replaced on September 9 by Sébastien Lecornu, former Defense Minister. Lecornu immediately scrapped a controversial proposal to eliminate two public holidays, insisting he did not want to “increase social instability.”
Meanwhile, opposition forces are escalating pressure. La France insoumise (LFI) has announced a no-confidence motion against Lecornu’s incoming government, while 104 MPs signed a motion to impeach President Emmanuel Macron. Despite mounting calls for his resignation, Macron reaffirmed he would serve until 2027.
As Lecornu prepares his cabinet, tensions remain high: a CSA poll shows 75% of French people favor migrant quotas, and daily disruptions continue, including severe train delays on the Paris-Lyon line due to cable theft.
France is facing a triple crisis — economic, political, and social — as its new Prime Minister steps into office.
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Ange NGO