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Soudan : Le Cameroun et l'Afrique alert?s, Khartoum accuse les ?mirats d'envoyer des mercenaires colombiens

La guerre civile au Soudan entre dans une phase critique et g?opolitiquement explosive. Le gouvernement de transition soudanais a port? une plainte officielle et accablante devant le Conseil de s?curit? de l'ONU, accusant formellement les ?mirats arabes unis (?AU) de financer et d'armer le conflit en envoyant des centaines de mercenaires colombiens se battre aux c?t?s des rebelles des Forces de soutien rapide (FSR).

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Une plainte lourde de conséquences


Selon des informations du Sudan Tribune confirmées par des documents officiels, la plainte, signée par l'ambassadeur soudanais Al-Harith Idris et distribuée aux membres du Conseil, détaille une accusation grave : les ÉAU « violent outrageusement la souveraineté du Soudan » et constituent une « menace directe pour la paix et la sécurité régionales ». Une affirmation qui résonne fortement en Afrique, et particulièrement dans des pays voisins comme le Cameroun, concerné par la stabilité de la région.



Le dossier de six pages, appuyé par 13 annexes de preuves présumées, affirme que 350 à 380 mercenaires colombiens, pour la plupart d'anciens militaires, ont été recrutés via des sociétés de sécurité privées émiraties sous couvert de missions de gardiennage aux ÉAU. Une fois sur place, ils auraient été déroutés vers le front soudanais.


Crimes de guerre et offensive imminente


Les accusations vont bien au-delà du simple envoi de combattants. Khartoum impute à ces mercenaires l'assassinat d'au moins 73 civils entre janvier et février, l'utilisation d'armes interdites comme le phosphore blanc, et même la formation d'enfants soldats. Le Soudan exige du Conseil de sécurité une enquête, des sanctions et que les FSR soient classées comme groupe terroriste.



Dans un même temps, l'armée régulière soudanaise prépare une vaste offensive pour reprendre le Darfour. Depuis la ville d'El-Obeid, présentée comme une base arrière stratégique, le général Shams al-Din Kabashi a annoncé que l'objectif final était la prise d'El-Fasher et la « libération de l'ensemble du Darfour ». Refusant tout dialogue, il a promis que les combats ne cesseraient qu'après la reddition des « traîtres et ennemis de la patrie ».



Alors que le conflit, né d'une rivalité entre les généraux al-Burhan et Hemetti, a déjà fait des dizaines de milliers de morts et déplacé 15 millions de personnes, cette internationalisation du conflit via des puissances étrangères et des mercenaires risque d'enfoncer un peu plus le pays et la région dans le chaos.

 




Sudan Files Explosive UN Complaint, Accusing UAE of Sending Colombian Mercenaries to Fuel War


Sudan's civil war has taken a critical and geopolitically explosive turn. The transitional government has lodged an official, damning complaint with the UN Security Council, formally accusing the United Arab Emirates (UAE) of fueling the conflict by sending hundreds of Colombian mercenaries to fight alongside the rebel Rapid Support Forces (RSF).



According to information from Sudan Tribune and confirmed by official documents, the complaint, signed by Ambassador Al-Harith Idris, levels a severe accusation: the UAE is "flagrantly violating Sudan's sovereignty" and posing a "direct threat to regional peace and security."



The six-page dossier, supported by 13 annexes of alleged evidence, claims that 350 to 380 Colombian mercenaries, mostly ex-military, were recruited via Emirati private security companies under the guise of guard duties in the UAE, only to be redirected to the Sudanese front.



The allegations are grave, including the killing of at least 73 civilians between January and February, the use of banned weapons like white phosphorus, and the training of child soldiers. Sudan is demanding a UN investigation, sanctions, and for the RSF to be designated a terrorist group.



Simultaneously, the Sudanese army is preparing a major offensive to retake Darfur. General Shams al-Din Kabashi announced from El-Obeid that the final objective is to capture El-Fasher and "liberate all of Darfur," ruling out any ceasefire negotiations.



With the conflict having already killed tens of thousands and displaced 15 million people, this internationalization through foreign powers and mercenaries threatens to plunge the country and the region deeper into chaos.

 


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Moussa Nassourou

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