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Carnage de Malende : 9 militaires tués en 24 heures, la guerre du NOSO rouvre les plaies du Cameroun

La guerre civile oubliée du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun a brutalement resurgi ce week-end dans une trag?die sanglante.

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Le vendredi 5 septembre 2025, une patrouille militaire est tombée sur un engin explosif improvisé à Malende, près de Muyuka, dans la région du Sud-Ouest. L’explosion a été dévastatrice : sept jeunes soldats ont péri sur le champ, tandis que deux autres, grièvement blessés, ont succombé peu après, selon des sources sécuritaires non encore confirmées officiellement.



Le lendemain, samedi 6 septembre, un gendarme a été abattu, portant à neuf (09) le nombre de militaires tombés en moins de 24 heures. Des jeunes soldats, dont l’un à peine âgé de 20 ans, formés depuis seulement quelques mois, viennent encore de payer le prix fort dans ce conflit meurtrier.



Huit ans après son déclenchement, la guerre du NOSO, que le pouvoir central a plusieurs fois déclarée « terminée », continue de faucher des vies dans une indifférence glaçante.



Face à cette tragédie, Maurice Kamto, ancien président du MRC, a exprimé sa compassion aux familles des soldats tués et appelé le chef de l’État à décréter une journée de deuil national en leur mémoire :



« Ces jeunes, à peine sortis de l’adolescence, sont morts sous le drapeau. Qu’au moins leur sacrifice rappelle à la Nation l’urgence d’un dialogue inclusif pour mettre fin à cette sale guerre civile. »



Dans la même veine, Michèle Ndocki, avocate et figure de l’opposition, a réagi avec émotion :



« La tragédie de Malende est bouleversante. Ce sont nos frères, nos enfants, nos concitoyens. Combien de vies devrons-nous encore perdre avant de dire : ça suffit ? »



Elle appelle les Camerounais à se lever et à exiger un véritable changement : « Notre avenir ne peut pas se construire sur les tombes de notre jeunesse. Ensemble, soyons la voix de la paix et la force du changement. »



Alors que les cercueils s’alignent à nouveau dans les familles militaires, une question hante les esprits : combien de temps encore faudra-t-il attendre pour que le dialogue remplace les armes au NOSO ?




Malende Carnage: 9 Soldiers Killed in 24 Hours as Cameroon’s Anglophone War Resurfaces


The forgotten war in Cameroon’s North-West and South-West regions has once again left the nation in mourning.



On Friday, September 5, 2025, a military patrol hit an improvised explosive device in Malende, near Muyuka in the South-West region. The blast killed seven young soldiers instantly and left two critically injured, one of whom later died.



A day later, on Saturday, September 6, a gendarme was also killed, bringing the death toll to nine soldiers in less than 24 hours. Among them was a 20-year-old soldier who had barely completed his training four months ago.



Despite repeated claims by authorities that the conflict is “over”, the war in the Anglophone regions continues to claim lives.



Opposition leader Maurice Kamto extended condolences to the grieving families and urged the President to declare a national day of mourning:



“These young men, barely out of adolescence, died under the flag. Their sacrifice should remind us of the urgent need for an inclusive political dialogue.”



Lawyer and activist Michèle Ndocki echoed the call for peace:



“The Malende tragedy is heartbreaking. How many more lives must we lose before we say: enough is enough?”



As coffins return to grieving families, Cameroon faces a haunting question: when will dialogue replace the guns in the Anglophone crisis?





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Ange NGO

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