Dans une déclaration rendue publique, Maurice Kamto, ancien président du MRC, s’est indigné du mutisme du pouvoir face au sort des otages encore détenus, tout en exprimant sa compassion aux familles touchées.
« Malgré l’assassinat crapuleux de l’un des cinq enfants d’une famille (…) je me réjouis que quatre de ces enfants aient été libérés vivants », a-t-il déclaré, saluant l’action de ceux qui ont œuvré à la libération des dix premiers otages.
Mais l’opposant s’interroge : combien d’otages restent encore aux mains des ravisseurs ? Qui sont-ils ? Et surtout, pourquoi un tel silence des autorités ?
Alors que les premières informations faisaient état de 17 personnes enlevées, le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord a évoqué, le 21 août, 15 otages. Depuis, plus aucune communication officielle. « Jusqu’à quand ceux qui nous gouvernent vont-ils afficher autant de mépris pour les Camerounais ? », lance Kamto, appelant le pouvoir à rendre des comptes aux familles et à la Nation.
Au-delà du drame humain, l’affaire met une fois de plus en lumière l’insécurité chronique dans le Grand Nord, une région où les enlèvements, attaques et violences sont devenus monnaie courante. « Il est urgent que ceux qui nous gouvernent montrent aux familles des otages et aux Camerounais qu’ils ont encore un cœur », conclut Kamto, dénonçant une insécurité « aux contours plutôt politiques ».
Une sortie qui ravive le débat sur la gestion des crises sécuritaires au Cameroun, et la nécessité d’une parole publique claire et transparente dans des moments de détresse nationale.
Forgotten Hostages of Kousséri-Maroua: Maurice Kamto Demands Answers from Government
More than ten days after the August 14 kidnapping on the Kousséri-Maroua road, questions remain unanswered. Maurice Kamto, leader of the MRC party, has condemned the government’s silence while expressing compassion for the victims’ families.
“Despite the heinous killing of one of the five children from a family (…) I am relieved that four of them have been released alive,” Kamto said, praising those who contributed to the release of the first ten hostages.
Yet, uncertainty lingers: how many hostages are still in captivity? Who are they? Why has the government remained silent?
Initial reports suggested 17 people were kidnapped, while the Governor of the Far North later mentioned 15 hostages. Since then, no official update has been provided. “How long will our leaders continue to show such contempt for Cameroonians?” Kamto asked, urging the authorities to speak out and reassure the nation.
The incident once again highlights the chronic insecurity in Cameroon’s Far North, where kidnappings and violence have become frequent. Kamto concluded that it is “urgent for those who govern us to prove that they still have a heart” and respond to the suffering of the people.
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Ange NGO