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Njombe : Un camion-citerne abandonn?, trag?die mortelle et interpellation des autorit?s

L'aube de ce mercredi 27 ao?t 2025 a ?t? tragiquement meurtrière sur la Nationale 5, dans la localit? de Njombe. Un bus de l'agence General Voyage, reliant l'Ouest ? Douala, a violemment percut? un camion-citerne en panne, stationn? sur la chauss?e et transportant de l'huile de palme.

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Le bilan, encore provisoire, est lourd : au moins deux personnes ont perdu la vie, dont un moto-taximan et une jeune fille. Plusieurs blessés, choqués et meurtris, ont été évacués en urgence vers l'hôpital Saint-Jean de Malte de Njombe. Un important embouteillage paralyse actuellement cet axe vital, tandis que les services de secours et les autorités tentent de sécuriser les lieux et de rétablir la circulation.


Un obstacle mortel et prévisible


Selon les premiers éléments, le drame aurait pu être évité. Le poids lourd accidentogène était abandonné là, sur la chaussée, depuis plusieurs jours. Une présence macabre et illégale qui transformait la route en un piège mortel, surtout à la faveur de l'obscurité matinale. Le chauffeur du bus, confronté à cet obstacle immobile, n'a apparemment pas eu le temps de l'éviter.


« À quoi sert la prévention routière ? » : La colère monte


Cette tragédie absurde soulève une vague d'indignation et une question cruciale, posée avec amertume par un usager de la route : « À quoi sert la prévention routière ? ». Leur travail ne devrait pas se limiter à sanctionner pour un excès de vitesse de 10 km/h ou à contrôler les boîtes à pharmacie. Ils doivent également signaler ou faire ôter les obstacles susceptibles de causer des accidents. »



Un riverain, exaspéré par la situation, dresse un inventaire accablant de l'appareil sécuritaire présent dans le département du Moungo et la région du Littoral : Sous-préfet, commissariat spécial, délégations des transports, peloton motorisé, division de la voie publique de la gendarmerie et de la police... Une pléthore d'institutions qui, visiblement, n'ont pas su prévenir l'impensable. « Le Minhdu était à Nkongsamba lundi 25 août sans doute avec une escorte et a rallié Dla », rapporte-t-il, soulignant au passage que les hautes autorités empruntent elles aussi cette route sans que cela ne change la situation.



Alors que les familles des victimes sont en deuil, l'accident de Njombe jette une lumière crue sur les dysfonctionnements chroniques de la sécurité routière au Cameroun. Au-delà du drame humain, c'est l'efficacité même de tous les services en charge de la sécurité sur nos routes qui est mise en accusation. La prévention ne se décrète pas, elle se fait sur le terrain.

 




Njombe: Abandonned Tanker Truck Leads to Deadly Tragedy and Burning Questions for Authorities


The dawn of Wednesday, August 27, 2025, was tragically deadly on National Road 5, in the locality of Njombe. A bus from the General Voyage agency, traveling from the West to Douala, violently collided with a broken-down tanker truck parked on the roadway, carrying palm oil. The provisional toll is heavy: at least two people lost their lives, including a motorcycle taxi driver and a young girl. Several shocked and injured victims were urgently evacuated to the Saint-Jean de Malte hospital in Njombe. A major traffic jam is currently paralyzing this vital artery, while emergency services and authorities are working to secure the site and restore traffic.


A Deadly and Foreseeable Obstacle


According to initial reports, the drama could have been avoided. The accident-causing heavy truck had been abandoned there, on the roadway, for several days. A macabre and illegal presence that turned the road into a death trap, especially in the early morning darkness. The bus driver, confronted with this stationary obstacle, apparently did not have time to avoid it.


“What is road safety for?”: Anger is rising


This absurd tragedy sparks a wave of indignation and a crucial question, asked bitterly by a road user: “What is road safety for? Their job shouldn't be limited to fining us for speeding 10 km/h over the limit or asking for first-aid kits. They should also signal or remove obstacles likely to cause accidents.”



A local resident, exasperated by the situation, lists a damning inventory of the security apparatus present in the Moungo department and the Littoral region: Sub-prefect, special commissariat, transport delegations, motorized road squad, public highway division of the gendarmerie and police... A plethora of institutions that, evidently, failed to prevent the unthinkable. “The Minister of Housing and Urban Development (Minhdu) was in Nkongsamba on Monday, August 25, undoubtedly with an escort, and went to Douala,” he reports, pointing out that high authorities also use this road without it changing the situation.



As the victims' families mourn, the Njombe accident highlights the chronic dysfunctions of road safety in Cameroon. Beyond the human tragedy, the very effectiveness of all services in charge of security on our roads is being called into question. Prevention is not decreed; it is done on the ground.

 


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Christ Ndiffong (Stagiaire)

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