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Quand le masque tombe : deux poids, deux mesures dans le traitement de Kamto et Bello

Le visage hideux d?un gouvernement s?lectif et tribaliste s?expose une fois de plus au grand jour.

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Les récents événements politiques au Cameroun révèlent des incohérences criantes dans l’attitude des autorités vis-à-vis des leaders de l’opposition.



Alors que les leaders Bello Bouba Maïgari (UNDP) et Issa Tchiroma peuvent organiser des rassemblements publics avant même l’ouverture officielle de la campagne électorale, Maurice Kamto et son parti, le MRC, continuent de subir des interdictions systématiques. Ce double standard met en lumière des pratiques discriminatoires et partisanes qui fragilisent la République.



L’épisode marquant s’est déroulé à Meiganga : le sous-préfet, voulant empêcher le cortège de Bello, a vu son véhicule déplacé de force par les militants de l’UNDP. Une scène qui s’est déroulée sans intervention ferme du ministre de l’Administration territoriale, dont la verve et les « proverbes villageois » habituels semblent s’être évaporés.



Plus troublant encore, les intellectuels qui s’illustrent régulièrement par une kamtophobie virulente observent aujourd’hui un silence assourdissant face aux déclarations de Bello. Là où chaque mot, chaque nom et chaque tribu associés à Kamto sont passés au crible avec suspicion, ceux de Bello semblent échapper à toute critique.



Dans un discours audacieux, Bello a d’ailleurs exhorté le ministre à cesser ses agissements contre l’opposition, menaçant de conséquences s’il persistait. Mais les voix intellectuelles et politiques, habituellement promptes à dénoncer Kamto, restent muettes.



Des ministres tels que Grégoire Owona et Jean De Dieu Momo, autrefois très actifs sur Facebook pour pourfendre le leader du MRC, semblent aujourd’hui en mode « hors connexion ». Ce silence sélectif démontre qu’il ne s’agit pas de défendre des valeurs républicaines, mais uniquement de contrer Kamto.



Comme dans une logique coloniale dépassée, une tribu semble privée du droit d’avoir un leader éclairé. Cette politique de blocage systématique nourrit un sentiment de persécution aux conséquences potentiellement explosives pour l’avenir du pays.



Face à cela, le courage de Bello mérite d’être salué, lui qui a osé mettre en lumière la fragilité d’un pouvoir qui vacille et se retranche dans des pratiques d’un autre âge.



Parfait MBVOUM – Président national du Forum Républicain



 




When the Mask Falls: Double Standards in the Treatment of Kamto and Bello


The recent political events in Cameroon have laid bare a troubling truth: the government’s selective and tribalist stance. While UNDP leader Bello Bouba Maïgari and Issa Tchiroma freely organize rallies before the official campaign period, Maurice Kamto and his MRC remain systematically banned.



The most striking incident occurred in Meiganga, where the Sub-Prefect tried to block Bello’s convoy, only for UNDP militants to forcibly remove the official vehicle—without any significant reaction from the Minister of Territorial Administration.



Meanwhile, the intellectual elite who never miss an opportunity to criticize Kamto have suddenly lost their voice when it comes to Bello’s bold statements. Ministers such as Grégoire Owona and Jean De Dieu Momo, once vocal critics of Kamto on social media, are now silent.



This reveals a disturbing reality: it is not about defending republican values, but about targeting Kamto at all costs. A selective, colonial-style mindset that denies certain communities the right to have enlightened leadership.



For now, Bello’s courage has exposed the weakness of a power on the defensive.



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Parfait MBVOUM – Président national du Forum Républicain

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