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RDC : Bunagana au c?ur d'une enquête militaire, le M23 ?tend son emprise au Sud-Kivu

L?étau se resserre autour des Forces arm?es de la R?publique d?mocratique du Congo (FARDC). L?Inspection g?n?rale a ouvert une enquête de grande envergure sur les circonstances de la chute de la ville stratégique de Bunagana, tombée entre les mains du Mouvement du 23 mars (M23) ? l??t? 2022.

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Selon la radio congolaise Okapi, 35 généraux et six colonels responsables de la défense de la cité ont été convoqués pour être entendus. « Il s’agit d’obtenir des éclaircissements sur les responsabilités de chacun dans ce revers militaire aux lourdes conséquences sur le plan stratégique et sécuritaire », a déclaré le général Sylvain Ekenge, porte-parole de l’armée congolaise.



L’Inspection collabore avec la justice militaire afin d’organiser des auditions, y compris dans les établissements pénitentiaires où certains officiers sont déjà détenus.


Un nouveau front au Sud-Kivu


Pendant que Kinshasa cherche à comprendre les failles de sa défense, le M23 ne cesse de gagner du terrain. Dans les dernières 24 heures, les rebelles ont attaqué la localité de Nyamaramara, dans la province du Sud-Kivu, selon le portail congolais Actualité. Les affrontements, d’une intensité rare, opposent forces régulières et milices pro-gouvernementales.



D’après les estimations, près de 70% du Sud-Kivu serait désormais sous contrôle du M23. Ces combats se déroulent alors même que des négociations de paix sont en cours, avec le Qatar comme médiateur.


L’Afrique face à la menace des groupes armés


La crise congolaise illustre une réalité plus large : le continent est fragilisé par la prolifération des groupes rebelles. Lors du premier sommet des chefs d’état-major africains à Abuja, l’ancien chef de la diplomatie nigériane, Ibrahim Gambari, a tiré la sonnette d’alarme : « Plus de mille groupes rebelles agissent aujourd’hui en Afrique ».



Il a appelé à renforcer les industries de défense locales, moderniser les armées et construire une architecture sécuritaire africaine. Un constat partagé par la Cédéao et les forces armées nigérianes, qui soulignent que les combats se déplacent désormais vers des terrains asymétriques, notamment numériques.



Face à cette multiplication des foyers d’instabilité, la RDC apparaît comme l’un des théâtres les plus critiques, où le sort de Bunagana et du Sud-Kivu symbolise la lutte acharnée entre État et rébellion.



 




DRC: Bunagana Under Military Probe as M23 Rebels Expand Control in South Kivu


The Congolese Armed Forces Inspectorate has launched a sweeping investigation into the fall of Bunagana, a strategic town seized by the M23 rebels in the summer of 2022.



According to Radio Okapi, 35 generals and six colonels are being questioned over their role in the city’s collapse. Army spokesman General Sylvain Ekenge stressed the need “to clarify responsibilities in this military setback with serious strategic and security consequences.”



While investigations unfold, the M23 continues to expand. In the past 24 hours, rebels attacked Nyamaramara in South Kivu, clashing fiercely with regular forces and pro-government militias. Estimates suggest the rebels now control about 70% of the province, even as peace talks mediated by Qatar remain underway.



This crisis reflects a broader continental struggle. At the first African Chiefs of Defense summit in Abuja, former Nigerian Foreign Minister Ibrahim Gambari warned that over 1,000 rebel groups operate across Africa, urging stronger defense industries and modernized armies.



With Bunagana and South Kivu in turmoil, the DRC stands at the epicenter of Africa’s battle against insurgencies.





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Didier Cebas K.

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