Objectif affiché : remettre en marche la raffinerie d’ici 2027, avec le soutien appuyé des pouvoirs publics.
« Parras 24 est conçu pour relancer la Sonara dans ses fonctions essentielles et garantir la continuité de l’approvisionnement en produits pétroliers », indique le communiqué officiel.
Sur le plan financier, l’entreprise prévoit une recapitalisation de ses fonds propres et l’ouverture de partenariats stratégiques pour financer la réhabilitation. La formule — rachat de dettes ou injection de nouveaux capitaux — reste à définir. En juin dernier, des banques internationales telles qu’UBAF, ING et Mauritius Commercial Bank s’étaient déjà positionnées sur un financement potentiel.
Côté technique, les travaux viseront à restaurer la configuration de la raffinerie avant le sinistre de mai 2019, qui avait paralysé l’outil de production. Parallèlement, un plan de gestion des effectifs et de renforcement des compétences doit préparer le personnel à la reprise des opérations.
Mais le chantier se heurte à une dette colossale : 261 milliards de FCFA envers les banques (rééchelonnés sur 10 ans à 5,5 %), et 227,5 milliards de FCFA envers divers traders pétroliers (dont Vitol, PSTV, Trafigura et Mercuria Energy). Depuis 2022, ces remboursements sont assurés par un mécanisme d’État qui prélève 47,8 FCFA par litre de carburant vendu à la pompe.
En attendant le redémarrage, la Sonara assure ses partenaires : l’approvisionnement du marché camerounais et international en produits pétroliers raffinés se poursuivra en quantité et en qualité.
Ce plan ambitieux arrive dans un contexte particulier : la Société nationale des hydrocarbures (SNH) vient de lancer la construction d’une nouvelle raffinerie de 30 000 barils/jour à Kribi, pour un coût estimé à 115 milliards de FCFA. Officiellement, la SNH ne souhaite pas concurrencer la Sonara, mais se dit prête à mettre son expertise au service de sa reconstruction.
Un signal fort : après des années de doutes, la Sonara redevient un enjeu stratégique pour l’économie camerounaise et la stabilité du marché pétrolier national.
Sonara bets on revival with “Parras 24” plan, targets refinery restart by 2027
The National Refining Company (Sonara) is preparing a strong comeback. During its Board of Directors meeting on August 13, the company approved the Acceleration Plan for Restructuring and Rehabilitation Measures for Refining Resumption within 24 months (Parras 24). The goal: restart refining operations by 2027, with full government backing.
“Parras 24 is designed to restore Sonara to its essential functions and guarantee continuous supply of petroleum products,” the official statement reads.
The strategy involves recapitalization, strategic partnerships, and technical rehabilitation of the plant destroyed by the May 2019 fire. On the organizational side, staff training and human resource strengthening are planned to ensure a smooth restart.
Sonara, however, faces heavy debt, with 261 billion CFA francs owed to banks and 227.5 billion CFA francs owed to oil traders. A state mechanism introduced in 2022 currently ensures repayment through a levy of 47.8 CFA francs per liter of fuel sold at the pump.
Meanwhile, the National Hydrocarbons Corporation (SNH) is building a new 30,000 barrels/day refinery in Kribi, worth 115 billion CFA francs. SNH insists it will not compete with Sonara but rather support its revival with technical, industrial, and financial expertise.
Sonara’s “Parras 24” thus represents a turning point, not only for the company itself but for the future of Cameroon’s oil sector.
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Ange NGO