Dans un communiqué virulent, rendu public ce jeudi, Mme Ahidjo accuse Issa Tchiroma de pratiquer une "escroquerie politique et morale", estimant que l’invocation de la mémoire de son père est purement opportuniste.
« Cet homme n’a jamais présenté ses condoléances à notre famille, malgré les nombreux deuils subis. Son soudain intérêt pour la tombe d’Ahidjo est une manipulation grossière », écrit-elle sans détour.
Mais Aminatou Ahidjo ne s’arrête pas là. Selon elle, l’interdiction de sortie du territoire imposée à Tchiroma n’a rien d’exceptionnel. Elle rappelle qu’il existe au Cameroun une règle administrative non écrite mais connue, selon laquelle tout "nouvel ancien ministre" doit obtenir une autorisation du Président de la République avant de voyager à l’étranger.
« M. Tchiroma ne peut pas feindre d’ignorer les usages en vigueur dans ce pays. Il cherche à faire du bruit pour masquer ses propres manquements », conclut-elle.
Cette prise de position tranche nettement avec celle de Jean Michel Nintcheu, député de l’opposition, qui avait dénoncé jeudi un acte liberticide et une dérive totalitaire du régime Biya, en apportant son soutien à Tchiroma.
Entre règlements administratifs, calculs politiques et usage symbolique de la mémoire nationale, cette affaire prend une tournure explosive et démontre à quel point la bataille pour 2025 s’annonce rude… et sans concession.
? Political Fallout: Aminatou Ahidjo Accuses Issa Tchiroma of "Moral Scam" Over Travel Ban Controversy
The controversy surrounding Issa Tchiroma Bakary's travel ban took a dramatic turn this Thursday. After claiming he was prevented from traveling to Senegal to pay tribute at the grave of Cameroon’s first president, Ahmadou Ahidjo, the late leader’s daughter has fired back.
In a scathing communiqué, Aminatou Ahidjo denounced the former minister’s narrative as “a political and moral fraud”, accusing him of using her father’s name for personal political gain.
“Mr. Tchiroma has never offered condolences to the Ahidjo family, despite our many recent losses. His so-called pilgrimage is pure manipulation,” she stated.
She also clarified that the travel restrictions imposed on newly former ministers are standard procedure in Cameroon. Such officials must obtain authorization from the President of the Republic before traveling abroad.
“He’s not above the rules and shouldn’t pretend otherwise,” Aminatou concluded.
This statement stands in stark contrast to opposition leader Jean Michel Nintcheu, who had called the travel ban illegal and a sign of authoritarian drift.
With conflicting narratives and rising political tension, the road to Cameroon’s 2025 presidential election is clearly heating up.
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Moussa Nassourou