Un chiffre choc, principalement imputable à la dépréciation de sa participation dans Nissan et à des ventes en berne.
Nissan, le boulet financier
La majeure partie des pertes (9,3 milliards d’euros) provient d’un simple changement de méthode comptable concernant la participation dans Nissan. Un ajustement technique, certes, mais qui plombe les résultats. Renault précise toutefois que cette perte "n’affecte ni sa trésorerie ni le versement des dividendes". Les 2,3 milliards restants découlent de la cession partielle d’actions Nissan.
Bénéfices en chute libre
Hors impact Nissan, le bénéfice net s’établit à 461 millions d’euros, loin des 1,3 milliard enregistrés un an plus tôt. Malgré une légère hausse du chiffre d’affaires (+2,5% à 27,6 milliards d’euros), la marge opérationnelle recule à 6%. Conséquence : Renault revoit ses prévisions à la baisse, tablant désormais sur une marge de 6,5% contre 7% initialement.
Un marché européen "tendu", l’international en sauveur
Le nouveau directeur général, François Provost, reconnaît des résultats "en-deçà des ambitions". L’Europe, frappée par la baisse des ventes aux particuliers et l’effondrement du marché des utilitaires, pèse lourd. Heureusement, les marchés étrangers ont compensé grâce à des hausses de prix, atténuant l’impact des fluctuations monétaires.
Un nouveau patron pour redresser la barre
François Provost, nommé PDG le 31 juillet pour quatre ans, prend les rênes d’un groupe en pleine turbulence. Cet ex-directeur des Achats et du Développement international chez Renault a du pain sur la planche. Son prédécesseur, Luca de Meo, parti vers de nouveaux horizons (peut-être chez Kering), laisse derrière lui un héritage contrasté.
Malgré la tempête, Renault affirme vouloir "privilégier la valeur plutôt que le volume", selon Duncan Minto, son directeur financier. Un mantra qui sera-t-il suffisant pour relancer la machine ?
Renault in Crisis: €11.1 Billion Loss in First Half of 2025, New CEO Takes Over
French automaker Renault Group is facing a financial storm. Its latest half-year report reveals a staggering net loss of €11.1 billion in the first six months of 2025—a shocking figure primarily due to the devaluation of its stake in Nissan and sluggish sales.
Nissan, the Financial Burden
The bulk of the losses (€9.3 billion) stem from an accounting change regarding Renault’s stake in Nissan. Though a technical adjustment, it severely impacts the results. Renault clarifies that this loss "does not affect cash flow or dividend payments." The remaining €2.3 billion comes from the partial sale of Nissan shares.
Profits in Free Fall
Excluding Nissan’s impact, net profit stands at €461 million, far below the €1.3 billion recorded a year earlier. Despite a slight revenue increase (+2.5% to €27.6 billion), the operating margin drops to 6%. As a result, Renault has downgraded its 2025 forecast, now targeting a 6.5% margin instead of the initial 7%.
A "Tense" European Market, International Sales to the Rescue
New CEO François Provost admits results "fell short of expectations." Europe, hit by declining private sales and a collapse in the utility vehicle market, remains a drag. Fortunately, foreign markets offset losses through price hikes, softening currency fluctuations' impact.
A New Captain to Steer the Ship
François Provost, appointed CEO on July 31 for a four-year term, takes charge of a struggling group. The former Head of Purchasing and International Development at Renault faces a tough challenge. His predecessor, Luca de Meo, who left for new ventures (possibly Kering), leaves behind a mixed legacy.
Despite the turmoil, Renault insists on "prioritizing value over volume," according to CFO Duncan Minto. But will this mantra be enough to turn the tide?
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Ekanga Ekanga Fernand