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Présidentielle 2025 : La Kamtophobie frappe encore

Accus?s, levez-vous ! Le rideau est lev? sur ce que plusieurs observateurs qualifient désormais de stratégie concert?e pour ?carter le Pr Maurice Kamto de la course ? la présidentielle du 12 octobre 2025.

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L’organe électoral Elecam et le ministère de l’Administration territoriale sont au banc des accusés. En toile de fond : une machination politique bien huilée, montée depuis plusieurs mois, pour neutraliser celui que ses partisans présentent comme l’unique challenger sérieux du système en place.



Le 3 juillet 2024, Paul Atanga Nji – fidèle à son style martial – brandissait déjà des vidéos lors de la conférence des gouverneurs à Yaoundé. Il y reprochait à Kamto sa décision de boycotter les législatives et municipales de 2020. Une sortie qui avait tout l’air d’une mise en garde préventive, voire d’un avertissement déguisé à peine voilé : Kamto ne sera pas candidat.



Mais le juriste a pris tout le monde à contre-pied. En quittant officiellement le MRC et en se faisant investir par le MANIDEM, il pensait avoir contourné l’obstacle. C’était sans compter sur une autre manœuvre surprise : une double investiture du même parti enregistrée par Elecam. À la manœuvre ? Dieudonné Yebga, candidat dissident, présenté comme investi du MANIDEM… alors même que l’investiture officielle venait d’Anicet Ekane.



Comme par enchantement, le nom d’Ekane disparaît du site officiel du Minat, remplacé par un autre. Piratage du site, explique le ministère. Mais de là à penser que ce « hacker » anonyme n’ait touché que le nom d’un seul président de parti sur toute la plateforme, il n’y a qu’un pas que beaucoup franchissent allègrement.



Dans une lettre adressée à Kamto, Erik Essousse, Directeur Général des Élections, évoque « la pluralité d’investitures » comme motif de rejet de la candidature. Un argument qui soulève des questions : Elecam a-t-elle sérieusement examiné les deux lettres d’investiture ? Ou a-t-elle volontairement choisi de s’appuyer sur un trouble soigneusement orchestré ?



Les regards se tournent désormais vers le Conseil constitutionnel, saisi par le MANIDEM pour contester cette décision. En attendant, la conviction s’installe : la "Kamtophobie" est bien réelle.



Un courant souterrain au sein du sérail refuse d’accepter l’ascension politique d’un homme qui dénonce la mal gouvernance, les détournements de fonds publics, et le régime d’un chef d’État de 92 ans, que certains qualifient de dépassé. La peur qu’inspire Maurice Kamto, habillée en rejet légal, serait-elle la véritable raison de ce ballet politico-administratif douteux ?



Quoi qu’il en soit, l’opinion nationale et internationale observe, analyse, enregistre. Jusqu’à quand durera ce climat délétère autour d’un homme que certains veulent hors-jeu à tout prix ?

 






2025 Presidential Election: The Return of Kamtophobia


Accused, rise! That’s the cry echoing in Cameroonian political circles, as suspicions of a coordinated effort to block Professor Maurice Kamto from running in the October 12 presidential election gain traction. Elecam and the Ministry of Territorial Administration are in the spotlight.



On July 3, 2024, Minister Paul Atanga Nji publicly aired videos of Kamto announcing his boycott of the 2020 legislative and municipal elections. The subtext was clear: Kamto had disqualified himself from future elections.



However, Kamto outmaneuvered expectations by leaving the MRC and receiving endorsement from another party, the MANIDEM. But suddenly, a dual candidacy under the same party name appeared, one by Kamto and another by Dieudonné Yebga. Meanwhile, the Ministry's website mysteriously replaced the name of Anicet Ekane, MANIDEM’s real leader. The ministry cited a cyberattack – a far-fetched excuse, many argue.



Elecam ultimately rejected Kamto’s candidacy, citing “multiple endorsements” under MANIDEM. But critics say this was a deliberate distortion to eliminate a strong rival.



The Constitutional Council has been seized by MANIDEM. Still, the term "Kamtophobia" – an orchestrated fear of Kamto’s rise – is now widely used to describe the regime’s attitude toward the former minister and law professor.



How long will this political exclusion game last? The nation – and the world – is watching.

 


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Jean François Channon

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