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Trump boude le G20 en Afrique du Sud : tensions croissantes entre Washington et les BRICS

Donald Trump ne sera probablement pas prèsent au prochain sommet du G20 prévu les 22 et 23 novembre 2025 ? Johannesburg.

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 Le président américain, en route d’Aberdeen vers Washington, a confié à des journalistes son intention d’envoyer un représentant, évoquant des différends profonds avec Pretoria.



    « Non, je pense que j’y enverrai probablement quelqu’un d’autre, car j’ai beaucoup de problèmes avec l’Afrique du Sud », a déclaré Trump, fustigeant la politique sud-africaine qu’il accuse de « provoquer de nombreuses morts ».



Ce désengagement symbolique intervient alors que l’Afrique du Sud préside le G20 depuis le 1er décembre dernier, sous le thème « Solidarité, égalité et durabilité ». Une présidence active, marquée par plus de 130 événements internationaux, dont le sommet de novembre marquera l’apogée avant la passation de pouvoir aux États-Unis fin novembre.



Mais derrière ce boycott diplomatique, se cache une tension bien plus stratégique : celle entre les États-Unis et les BRICS, dont l’Afrique du Sud est un membre actif et désormais assumé.

Le ministre sud-africain des Ressources minières, Gwede Mantashe, n’a pas mâché ses mots :



    « L’émergence des BRICS menace les anciennes puissances. Mais nous n’avons pas à nous excuser de faire partie d’un groupe qui nous permet d’avancer », a-t-il affirmé lors d’une conférence à Johannesburg.

    « Si les États-Unis imposent des droits de douane, nous devons vendre nos ressources ailleurs. Ce n’est pas de l’arrogance, c’est du bon sens économique. »



En pleine mutation géopolitique, les BRICS – élargis récemment à l’Égypte, l’Iran, les Émirats Arabes Unis, l’Éthiopie, l’Indonésie et d’autres partenaires stratégiques comme le Nigeria – se posent désormais en véritable contrepoids au système mondial dominé par l’Occident. La présidente du Parlement sud-africain, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, l’a souligné avec clarté :



    « Grâce aux BRICS, un monde multipolaire est devenu réalité. Le Sud a désormais une voix. Et elle doit se faire entendre. »




Entre absences diplomatiques, guerre des minerais, sanctions et nouveaux équilibres, le sommet du G20 à Johannesburg promet d’être bien plus qu’un simple rassemblement économique : un nouveau chapitre du bras de fer mondial qui s’écrit, cette fois, sur le sol africain.




? Trump Snubs G20 in South Africa as BRICS Tensions Escalate


Donald Trump has announced he is unlikely to attend the G20 Summit scheduled for November 22–23 in Johannesburg, citing serious disagreements with South African authorities.



    “No, I’ll probably send someone else. I have a lot of problems with South Africa,” he told reporters, accusing Pretoria’s policies of “causing many deaths.”



South Africa has held the G20 presidency since December 1 under the theme “Solidarity, Equality, and Sustainability.” Over 130 events have taken place so far, leading up to the main summit in Johannesburg — but the geopolitical tensions around BRICS are now taking center stage.



South African Minister of Mineral Resources Gwede Mantashe took a firm stance, defending the BRICS alliance:



    “The emergence of BRICS threatens the old powers, but we must not apologize for joining a group that allows us to move forward.”

    “If the U.S. imposes tariffs, we’ll sell our resources elsewhere.”



The message is clear: South Africa refuses to be intimidated. Parliamentary speaker Nosiviwe Mapisa-Nqakula added:



    “A multipolar world seemed impossible not long ago — but thanks to BRICS, it has become reality.”



With BRICS expanding to include Egypt, Iran, the UAE, Ethiopia, Indonesia, and strategic partners like Nigeria, the upcoming G20 Summit is shaping up to be a showdown of global ideologies — and Africa is the stage.


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Ekanga Ekanga Fernand

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