Interrogé sur la probabilité d’un accord avec l’Union européenne, le chef de la Maison-Blanche a estimé les chances à “50/50, voire moins”. Cette déclaration, faite depuis la pelouse sud de la Maison-Blanche, jette un flou sur l’issue des négociations alors qu’un nouvel assaut tarifaire de 30% sur les exportations européennes doit entrer en vigueur le 1er août.
L’Union européenne, par la voix de Ursula von der Leyen, avertit que cette manœuvre de Trump menace l’ensemble des chaînes d’approvisionnement transatlantiques, mais reste ouverte au dialogue. Son commissaire au Commerce, Maros Sefcovic, a déjà sorti l’arme de la rétorsion : 72 milliards d’euros de produits américains pourraient être taxés si Washington ne fait pas marche arrière.
Pendant ce temps, les tensions avec l’Iran continuent d’empoisonner l’agenda diplomatique américain. Téhéran rejette toute négociation directe avec Washington, conditionnant tout nouveau dialogue à la “foi dans une solution équilibrée” et à l’absence d’agression militaire. Des sites nucléaires iraniens ayant récemment été la cible de frappes américaines, le vice-ministre iranien Kazem Gharibabadi a clairement indiqué que toute discussion serait strictement indirecte.
Les discussions prévues ce 25 juillet à Istanbul entre l’Iran et les pays de l’UE3 (France, Allemagne, Royaume-Uni) apparaissent comme la dernière fenêtre diplomatique avant une possible réactivation des sanctions en cas d’échec des négociations avant fin août, comme le souhaite le groupe occidental.
Dans ce climat déjà tendu, la politique intérieure américaine connaît un séisme discret : la cote du Parti démocrate s’effondre à seulement 33% d'opinions favorables, selon un sondage du Wall Street Journal. C’est le niveau le plus bas depuis 35 ans, et un coup dur pour le parti, qui espérait surfer sur l’impopularité de Donald Trump pour reprendre la main lors des élections de mi-mandat de 2026.
Malgré un président clivant, les Républicains font mieux avec 43% d'opinions favorables, confirmant que les Démocrates peinent à convaincre qu’ils sont l’alternative crédible à Trump.
Trump Bluffs the EU on Trade, Iran Rejects Direct Talks, Democrats Hit Historic Low in Polls
President Donald Trump has put the odds of reaching a trade deal with the European Union at “50/50, or even less,” casting uncertainty over transatlantic economic negotiations. Speaking from the White House’s South Lawn, Trump hinted that tariffs as high as 30% on EU exports could begin August 1, on top of existing tariffs on steel, aluminum, and cars.
EU Commission President Ursula von der Leyen warned these measures could undermine transatlantic supply chains, but remains open to a deal. Trade Commissioner Maros Sefcovic said the EU has already prepared a retaliatory tariff list targeting €72 billion worth of US goods.
Meanwhile, Iran has rejected direct negotiations with the US on its nuclear program. Deputy Foreign Minister Kazem Gharibabadi emphasized that only indirect talks are possible, following US strikes on Iranian nuclear sites. New discussions between Iran and the EU3 (UK, France, Germany) are scheduled for July 25 in Istanbul, with a late-August deadline looming for a breakthrough — or sanctions snapback.
On the domestic front, a new Wall Street Journal poll reveals the Democratic Party’s favorability rating has plummeted to just 33%, its lowest since 1990. While Democrats had hoped to capitalize on Trump’s divisive image, Republicans now lead with a 43% favorability rating, putting Democrats at a disadvantage heading into the 2026 midterms.
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Mouahna Divine