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Ramaphosa dans la tourmente : entre motion de censure ? huis clos et sanctions américaines en embuscade

Le ciel s?assombrit au-dessus de l?Union Buildings ? Pretoria. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa fait face ? une offensive politique et diplomatique d'une ampleur in?dite.

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En interne, le parti d’opposition Umkhonto we Sizwe (MK), dirigé par l’ex-président Jacob Zuma, a déposé une motion de censure explosive à l'Assemblée nationale, exigeant un vote secret pour "protéger les députés de toute intimidation".



« Compte tenu de la nature délicate de la situation, il faut que ce vote soit secret », a martelé John Hlophe, chef du groupe MK au parlement. Déposée le 22 juillet, cette motion intervient alors que Ramaphosa est accusé d’avoir outrepassé ses pouvoirs en nommant un ministre par intérim de la Police en dehors du Parlement, dans un contexte explosif où son ministre actuel, Senzo Mchunu, est éclaboussé par un scandale lié au crime organisé.



Sur la scène internationale, ce sont les États-Unis qui montent le ton. Un projet de loi musclé, introduit par le député républicain Ronnie Jackson, vise à réévaluer les relations bilatérales et imposer des sanctions ciblées contre des responsables sud-africains jugés trop proches de puissances rivales comme la Chine, la Russie et l’Iran.



En jeu : un accord commercial de 10 milliards de dollars sur 10 ans, incluant du gaz naturel liquéfié américain, des quotas sans droits de douane pour l’automobile et la sidérurgie sud-africaines… Des avantages économiques colossaux que Pretoria pourrait perdre si l’accord n’est pas validé d’ici le 1er août.



Interrogé sur la situation, Ramaphosa s’est voulu rassurant : « Nous avons de bonnes relations diplomatiques avec les États-Unis et nous restons optimistes ». Mais derrière ce ton mesuré, la réalité est tendue : le Congrès américain pourrait exiger, dans un délai de 120 jours, un rapport secret listant les responsables sud-africains à sanctionner.



Entre tir croisé interne et pressions internationales, l’Afrique du Sud s’approche dangereusement d’un point de bascule politique. L’issue dépendra désormais des alliances parlementaires, de la solidité de l’ANC… et de la capacité de Ramaphosa à manœuvrer dans cette tempête.

 




South Africa: Ramaphosa Under Fire Amid No-Confidence Motion and U.S. Sanctions Threats


Storm clouds are gathering over Pretoria as President Cyril Ramaphosa faces unprecedented political and diplomatic pressure. Domestically, the opposition party Umkhonto we Sizwe (MK), led by former President Jacob Zuma, has filed a motion of no confidence in the National Assembly, demanding a secret ballot to protect MPs from intimidation.



At the same time, the U.S. Congress is examining a bill spearheaded by Republican Rep. Ronny Jackson, aiming to reassess U.S.-South Africa relations and impose sanctions on top South African officials allegedly aligned with China, Russia, and Iran.



Meanwhile, a massive $10 billion trade deal hangs in the balance, with looming deadlines and tariff threats adding fuel to the fire. As Ramaphosa tries to reassure the public and maintain international ties, his leadership now faces its biggest test yet.


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Didier Cebas K.

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