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Migrants expuls?s des états-Unis : l?Eswatini au c?ur d?un deal sécuritaire international

Une décision explosive aux allures de diplomatie de la pression. Cinq migrants clandestins condamn?s pour des crimes violents ont ?t? transf?r?s des états-Unis vers l?Eswatini, suscitant un toll? et des inqui?tudes dans ce petit royaume d?Afrique australe, a appris cameroun24.

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L’information, confirmée par le gouvernement d’Eswatini via son porte-parole Thabile Mdluli sur le réseau social X, intervient dans un contexte plus large de renégociation des partenariats migratoires entre Washington et plusieurs États africains.



Selon Mdluli, les cinq individus sont actuellement détenus dans des unités carcérales spéciales, comme tout autre criminel condamné pour des actes graves. Il a tenu à rassurer l’opinion : « Ils ne représentent aucune menace immédiate pour la sécurité nationale. » Le gouvernement eswatinien travaille actuellement avec les États-Unis et l’ONU pour organiser leur retour vers leurs pays d’origine, bien que ceux-ci — le Vietnam, le Yémen, Cuba, le Laos et la Jamaïque — aient refusé dans un premier temps de les reprendre.



Ce transfert, qualifié de vol d’expulsion vers un pays tiers sûr par Tricia McLaughlin, porte-parole du département américain de la Sécurité intérieure, s’inscrit dans la stratégie américaine d’externalisation de la gestion des migrants. Ces migrants ont été condamnés pour des crimes particulièrement graves comme des meurtres et des viols.



Selon le Wall Street Journal, les États-Unis mènent depuis avril des négociations actives avec plusieurs pays, notamment l’Eswatini, le Bénin, la Libye, le Rwanda et même la Mongolie, pour qu’ils acceptent d’accueillir des migrants refoulés — y compris ceux sans lien direct de nationalité. Washington chercherait également des arrangements similaires avec des pays d’Europe de l’Est comme la Moldavie ou le Kosovo (non reconnu), selon le même journal.



Cette politique soulève de sérieuses questions éthiques et juridiques, particulièrement en Afrique, où certains États partenaires pourraient se retrouver à accueillir des criminels étrangers sans contrepartie claire, si ce n’est des promesses d’aides financières ou commerciales.



D’ailleurs, à la veille de récentes rencontres diplomatiques, le président américain Donald Trump aurait proposé à plusieurs chefs d’États africains — notamment ceux du Gabon, de la Guinée-Bissau, du Liberia, de la Mauritanie et du Sénégal — d’accueillir davantage de migrants expulsés, en laissant entendre que cette coopération pourrait faciliter les négociations commerciales avec Washington.



Face à cette pression migratoire de Washington, l’Afrique doit rester vigilante, car les enjeux dépassent le cadre humanitaire : ils touchent à la souveraineté, la sécurité nationale et l’équilibre géopolitique du continent.

 




U.S. Deportations Spark Security Tensions in Eswatini Amid Global Migrant Dealings


The tiny African kingdom of Eswatini is facing a geopolitical storm, as five migrants convicted of violent crimes in the U.S. were deported to its territory. The news was confirmed by government spokesperson Thabile Mdluli on social media platform X.



According to Mdluli, the migrants — from Vietnam, Yemen, Cuba, Laos, and Jamaica — are held in special prison units and pose no immediate threat to national security. He added that talks are underway with the U.S. and the United Nations to repatriate the individuals to their countries of origin, which had previously declined to take them back.



Tricia McLaughlin, spokesperson for the U.S. Department of Homeland Security, called the operation a “deportation flight to a safe third country.” She described the deportees as having committed heinous crimes such as murder and rape.



This move is part of Washington’s broader strategy to offload undocumented or criminal migrants to third-party nations, regardless of nationality links. As per the Wall Street Journal, the U.S. has engaged in talks with Eswatini, Rwanda, Libya, Benin, and Mongolia, and even approached Eastern European states like Moldova and Kosovo.



The Trump administration also recently discussed similar deportation arrangements with leaders from Gabon, Liberia, Mauritania, Senegal, and Guinea-Bissau, reportedly offering economic incentives in exchange for migrant resettlement cooperation.



This controversial approach raises serious ethical and legal concerns, especially as countries in Africa may face pressure to accept foreign convicts without sufficient resources or clear diplomatic benefits.

 


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Ekanga Ekanga Fernand

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