Pour lui, Samuel Eto’o Fils, président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), ne gère pas le football, mais mène un agenda politique bien orchestré.
« Je considère Samuel Eto’o Fils comme un acteur politique. Il ne s’occupe pas du football », a-t-il lâché sans détour.
L’ancien président de l’Étoile Filante de Garoua va plus loin : trois ans sans salaire pour les arbitres d’élite, 300 millions de FCFA d’arriérés cumulés… Pour lui, ces faits parlent d’eux-mêmes et trahissent une absence totale de projet sportif sérieux.
« Il fait de la politique. On l’a mis là pour faire de la politique », accuse-t-il, tout en notant les soutiens réguliers d’Eto’o au président de la République dans les moments de turbulence.
Selon Abdouraman, Eto’o est maintenu en poste parce qu’il représente une plus-value électorale pour le pouvoir en place. Il rappelle que l’ex-capitaine des Lions Indomptables s’était déjà activement engagé pour le chef de l’État en 2018. La prise de contrôle de l’équipe nationale serait, selon lui, l’objectif majeur désormais atteint.
« Maintenant, il peut détruire tout le football », conclut-il, dans un constat amer.
Une sortie musclée qui relance le débat sur la gouvernance de la Fecafoot, entre dérive politicienne et crise de gestion.
Samuel Eto’o Fils: Football Boss or Political Tool?
Strong words, direct accusations. Abdouraman Babba Hamadou, a major figure in Cameroonian football, did not hold back during his interview with Capital FM. In his view, Samuel Eto’o Fils, president of the Cameroonian Football Federation (Fecafoot), is not managing football but rather pushing a political agenda.
"I consider Samuel Eto’o Fils a political actor. He doesn’t care about football," he declared bluntly.
He went on to point out that elite referees have not been paid in three years, with arrears amounting to 300 million FCFA — a sign, he claims, of failed football leadership.
"He was put there for political reasons," Abdouraman insists, referring to Eto’o’s repeated shows of support for the Head of State during difficult times.
According to him, Eto’o remains in power because he brings political value, particularly electoral influence. In 2018, he had already thrown his weight behind the president. Now that control of the national team has been achieved, Abdouraman fears the rest of Cameroonian football could be sacrificed.
"Now he can destroy all of football," he concluded grimly.
A fierce statement that reignites debate over the direction of Fecafoot and the blurry line between politics and sports leadership in Cameroon.
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Junior Choumdze (Stagiaire)