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Ouganda : Museveni militarise la justice ! Les civils désormais jugés par des tribunaux militaires

Le président Yoweri Museveni vient de franchir une ligne rouge en signant une loi controvers?e autorisant les tribunaux militaires ? juger des civils dans des affaires sp?cifiques, a appris cameroun24.

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 Une décision qui fait déjà grincer des dents l’opposition et les défenseurs des droits humains, dénonçant une dérive autoritaire.



Selon le Nile Post, cette nouvelle législation élargit les pouvoirs des juridictions militaires, leur permettant désormais de poursuivre des civils accusés de détention illégale d’armes ou de complicité avec des militaires dans des crimes graves, tels que la haute trahison ou le meurtre.



Pourtant, ce texte n’a pas été adopté sans heurts. En mai dernier, la Cour suprême ougandaise avait sonné l’alarme, estimant que cette réforme violait la Constitution en interférant avec l’indépendance de la justice. Un avertissement ignoré par les députés, majoritairement acquis à la cause du pouvoir.



L’opposition dénonce une manœuvre pour museler les dissidents et fragiliser le système judiciaire civil. « C’est une porte ouverte aux abus et aux règlements de comptes politiques », s’indigne un parlementaire de l’opposition sous couvert d’anonymat.



Avec cette réforme, Museveni, au pouvoir depuis 1986, continue de renforcer son emprise sur les institutions. Une stratégie qui rappelle celle de plusieurs régimes africains accusés de militariser la justice pour réprimer toute contestation.

 




Uganda: Museveni Militarizes Justice! Civilians Now Face Military Tribunals


President Yoweri Museveni has crossed a red line by signing a controversial law allowing military courts to try civilians in specific cases. A decision that has already sparked outrage among opposition groups and human rights activists, who see it as an authoritarian drift.



According to Nile Post, this new legislation expands the powers of military courts, enabling them to prosecute civilians accused of illegal possession of weapons or collaboration with soldiers in serious crimes, such as treason or murder.



However, the bill was not passed without resistance. In May, Uganda’s Supreme Court warned that the reform violated the Constitution by interfering with judicial independence—a warning ignored by the majority of pro-government lawmakers.



The opposition condemns the move as an attempt to silence dissent and weaken the civilian justice system. "This opens the door to abuse and political witch hunts," fumes an opposition MP who requested anonymity.



With this reform, Museveni—in power since 1986—continues to tighten his grip on institutions. A strategy reminiscent of other African regimes accused of militarizing justice to crack down on opposition.

 


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Ange NGO

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