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Mali : L?état reprend le contr?le du géant aurifère Loulo-Gounkoto, Barrick Gold sous pression

Un tribunal malien vient de porter un coup dur ? la multinationale canadienne Barrick Gold, a appris cameroun24.

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Le complexe minier Loulo-Gounkoto, l’un des plus productifs du Mali, est désormais placé sous gestion étatique pour six mois. Une décision qui intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Bamako et la société minière, accusée de fraude fiscale et de contrats déséquilibrés.



Zoumana Makadji, ancien ministre et expert-comptable, a été choisi pour piloter cette transition. Sa mission ? Relancer au plus vite la production, alors que le Mali compte sur cette manne financière pour renflouer ses caisses. D’après les estimations, une reprise des activités pourrait rapporter plus d’un milliard de dollars dès 2025, si les cours de l’or restent favorables.


Un conflit qui s’envenime


En décembre 2024, la justice malienne avait déjà émis un mandat d’arrêt contre Mark Bristow, le PDG de Barrick, exigeant le versement de 370 millions de dollars à l’État. Les bureaux de la société à Bamako avaient été fermés, et les opérations suspendues. Barrick, de son côté, maintient qu’elle fera appel, arguant que le litige est toujours en cours d’examen par le CIRDI (Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements).


Bamako muscle sa souveraineté minière


Cette affaire s’inscrit dans une stratégie plus large de reprise en main des ressources naturelles par les autorités maliennes. En octobre 2024, le gouvernement avait déjà nationalisé la mine d’or de Yatela, précédemment exploitée par des groupes sud-africains et canadiens. Quelques mois plus tôt, l’australienne Firefinch avait cédé ses parts dans la mine de Morila à une entreprise publique malienne… pour seulement 1 dollar symbolique !


Une raffinerie d’or 100% malienne, avec l’aide de la Russie


Dans le même temps, le Mali accélère son autonomie dans la transformation de l’or. Le président Assimi Goïta a lancé cette semaine la construction d’une raffinerie d’or à Bamako, en partenariat avec la société russe Yadran. D’une capacité de 200 tonnes par an, cette infrastructure stratégique permettra au pays de raffiner localement tout son or, mettant fin à des décennies d’exportation de minerai brut.



« Ce projet incarne notre souveraineté économique », a déclaré Goïta lors de la pose de la première pierre. Pour Irek Salikhov, directeur de Yadran, cette raffinerie vise à faire du Mali un hub aurifère régional, tout en renforçant la coopération russo-malienne.



Avec ces décisions, le Mali envoie un message clair : les jours où les multinationales dictaient leur loi dans le secteur minier sont révolus.

 




Mali Takes Control of Loulo-Gounkoto Gold Mine from Barrick, Launches Own Gold Refinery with Russia


A Malian court has dealt a major blow to Canadian mining giant Barrick Gold, placing the Loulo-Gounkoto gold complex under state management for six months. The decision comes amid rising tensions between Bamako and Barrick, accused of tax fraud and unfair contracts signed under previous governments.



Zoumana Makadji, a former health minister and accounting expert, has been appointed to oversee the transition, with a mandate to quickly resume production. If gold prices remain high, Mali could earn over $1 billion from the mine next year.


Escalating Conflict


In December 2024, Malian authorities issued an arrest warrant for Barrick CEO Mark Bristow, demanding a $370 million payment to the state. Barrick’s offices in Bamako were shut down, and operations suspended. The company insists it will appeal, noting that the dispute is still under review by the ICSID (International Centre for Settlement of Investment Disputes).


Mali’s Push for Resource Sovereignty


This case is part of Mali’s broader strategy to reclaim control over its natural resources. In October 2024, the government nationalized the Yatela gold mine, previously operated by South African and Canadian firms. Earlier, Australia’s Firefinch sold its stake in the Morila mine to a Malian state-owned company—for just $1.


Homegrown Gold Refinery with Russian Backing


Meanwhile, Mali is boosting its gold processing independence. President Assimi Goïta has launched the construction of a gold refinery in Bamako, in partnership with Russian firm Yadran. With a capacity of 200 tons per year, the refinery will allow Mali to process all its gold domestically, ending decades of raw mineral exports.



"This project symbolizes our economic sovereignty," Goïta declared. Irek Salikhov, Yadran’s director, said the refinery aims to make Mali a regional gold hub while strengthening Russia-Mali ties.



With these moves, Mali is sending a clear message: the era of foreign mining giants calling the shots is over.

 


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Moussa Nassourou

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