Les États-Unis envisagent d’investir massivement dans l’extraction et la transformation des ressources minérales issues de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), à condition qu’un accord de paix durable voie le jour entre Kinshasa et Kigali.
D’après l’agence Reuters, des négociations de haut niveau ont eu lieu à Washington entre les représentants des deux pays africains. Au menu des discussions : la possibilité de drainer des investissements américains dans l’exploitation du tungstène, du tantale et de l’étain dans l’Est congolais, avec un traitement ultérieur au Rwanda, puis une exportation vers les marchés internationaux.
Ce schéma – extraction en RDC, transformation au Rwanda – vise à atténuer les tensions régionales tout en boostant les économies locales. Une source diplomatique évoque même un “levier de paix économique” qui pourrait bénéficier aux deux États, à condition de respecter une chaîne d’approvisionnement transparente et légale.
Mais Kinshasa met les points sur les i. Un responsable congolais a averti que toute coopération minière est exclue tant que les troupes rwandaises et les rebelles n’auront pas quitté le territoire congolais. Un rappel clair du lien étroit entre la sécurité et le développement économique.
Les États-Unis, qui jouent les médiateurs, appuient l’idée d’un accord. Le 26 avril 2025, les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont signé une déclaration de principes à Washington, visant à établir une feuille de route pour la paix, la normalisation des relations bilatérales, et la mise en place de chaînes d’approvisionnement minéral traçables et responsables.
Dans l’ombre, Massad Boulos, conseiller Afrique de Donald Trump, affirme qu’une trentaine d’investisseurs américains sont prêts à s’engager dans le développement du secteur minier, en particulier au Rwanda.
Alors que la date butoir du 2 mai pour soumettre un projet d’accord final aux États-Unis est passée, la balle est désormais dans le camp de Kinshasa et Kigali. Une chose est sûre : la paix pourrait bien se négocier à la pelle… et à la pioche.
? US Eyes Mineral Investment in DRC-Rwanda Peace Deal
A new geopolitical and economic chapter may be unfolding in the Great Lakes region. The United States is reportedly considering investing in mineral extraction in the eastern Democratic Republic of Congo (DRC), and processing those minerals in Rwanda, but only if a peace agreement between Kinshasa and Kigali is achieved.
According to Reuters, both African governments held discussions in Washington exploring the possibility of American investments in the tungsten, tantalum, and tin sectors in eastern Congo. These would be processed in Rwanda and then exported, potentially providing economic incentives for both sides to reduce tensions and promote stability.
A diplomatic source noted that rerouting mineral exports through Rwanda could boost regional revenue and support peace through economic cooperation. However, a senior Congolese official told Reuters that no cooperation is possible unless Rwandan troops and rebels withdraw from Congolese territory.
The US State Department confirmed that the foreign ministers of both countries signed a statement of principles in Washington on April 26, committing to establish transparent and legal mineral supply chains, in partnership with American investors and the US government.
Massad Boulos, Africa adviser to US President Donald Trump, revealed that around 30 US investors have already expressed interest in Rwanda’s mining sector.
With a draft peace deal submitted to the United States — acting as a mediator — the region now stands at a crossroads, where minerals may pave the way to peace.
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Didier Cebas K.