L’information a été confirmée ce jeudi par le ministère chinois du Commerce, qui indique que "la Chine évalue actuellement la proposition des États-Unis", après que ces derniers ont manifesté leur volonté d’ouvrir des discussions sur les droits de douane.
Cette annonce intervient dans un climat tendu, après que le président américain a imposé le 2 avril dernier des droits de douane sur les produits en provenance de 185 pays et territoires. Si la Russie étonnamment figure absente de cette liste, la Chine, elle, est particulièrement ciblée, avec une flambée des taxes douanières qui atteint désormais un total de 145% sur certains produits chinois.
? Un tarif universel de 10% est en vigueur depuis le 5 avril, suivi de mesures tarifaires spécifiques instaurées le 9 avril. Une suspension temporaire de 90 jours a ensuite été annoncée pour certains pays, à condition que des discussions commerciales s’ouvrent sur la base du principe de réciprocité.
Mais entre les lignes, c’est bien Pékin qui semble être dans le viseur principal de Washington. En plus des tarifs punitifs, des accusations sur le trafic de fentanyl ont été brandies pour justifier des hausses douanières visant notamment la Chine, le Canada et le Mexique.
?? Depuis Rio de Janeiro, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a averti que "faire des concessions aux États-Unis ne ferait que les encourager à formuler de nouvelles exigences". Un message clair : la Chine ne pliera pas sous la pression.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a quant à lui appelé Washington à "abandonner la pression tarifaire" et à engager un véritable dialogue fondé sur l’égalité et le respect mutuel.
? Une main tendue ou un piège diplomatique ? Pékin ne semble pas pressée de se ruer sur cette ouverture américaine. Et pendant ce temps, les marchés mondiaux retiennent leur souffle, redoutant un nouveau bras de fer qui pourrait peser lourdement sur les échanges internationaux.
Trade Tensions: China Cautious as U.S. Proposes Tariff Talks
Beijing is treading carefully after receiving a U.S. proposal to reopen negotiations on tariffs, as reported by China's Ministry of Commerce. In a brief but telling statement, the ministry confirmed that “China is currently evaluating the U.S. proposal to initiate negotiations.”
This diplomatic development comes amid rising commercial tensions following a controversial decision by the U.S. president on April 2 to impose tariffs on goods from 185 countries and territories. In a notable omission, Russia was left off the list, while China was hit hard, with U.S. tariffs on Chinese goods now totaling 145% — including a recent hike to 125% on April 12.
? A universal 10% tariff came into effect on April 5, followed by country-specific rates introduced on April 9. Although Washington announced a 90-day suspension of additional tariffs for some countries based on "reciprocity," China remains a primary target, especially amid U.S. accusations of insufficient efforts to combat fentanyl trafficking from China, Canada, and Mexico.
?? Speaking in Rio de Janeiro, Chinese Foreign Minister Wang Yi warned that “any concessions made to the U.S. will only lead to more demands.” Meanwhile, Foreign Ministry spokesperson Guo Jiakun urged Washington to “drop the tariff pressure and engage in equal and respectful dialogue.”
While the White House presents the proposal as a gesture of goodwill, Beijing is in no rush to respond. Chinese officials appear skeptical, viewing the move as a strategic maneuver rather than a sincere step toward resolving the trade conflict.
? Is this the start of real dialogue, or just another round in the economic chess match? For now, China is weighing its options — and the world is watching.
Ange NGO