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R?forme financière au Cameroun : Le Minfi rompt le silence après le rapport accablant de la Chambre des comptes

Sous la pression d'une lettre ouverte de l'ingénieur financier Babissakana adress?e au président de la R?publique, le ministère des Finances (Minfi) a enfin r?agi au rapport explosif de la Chambre des comptes sur la gestion du budget de l'état en 2023, a appris cameroun24.

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Dans une mise au point publiée ce 23 avril, l'ordonnateur principal du budget tente de répondre aux critiques tout en défendant sa réforme de modernisation comptable.


Un rapport qui fait mal


La Chambre des comptes avait tiré la sonnette d'alarme en décembre 2024. Dans son rapport, la juridiction financière estimait que les états financiers du Minfi n'étaient "ni réguliers, ni sincères" et ne reflétaient pas "une image fidèle du patrimoine et de la situation financière de l'État". Un verdict sévère, resté sans réponse officielle jusqu'à ce que la lettre de Babissakana, plaidant pour une réforme technologique des institutions financières, ne force le ministère à sortir de son mutisme.


Le Minfi se défend : "Pas de fraude, mais une transition en cours"


Dans sa réponse, le ministère tient à clarifier : l'"avis réservé" de la Chambre des comptes "ne signifie nullement une accusation de fraude ou de dissimulation". Pour justifier les écarts pointés, le Minfi met en avant sa migration vers une comptabilité patrimoniale, une réforme lancée en 2022 et qui doit s'étendre sur plusieurs années.



Concrètement, cette nouvelle approche vise à recenser tous les actifs et passifs de l'État (bâtiments, dettes, créances, litiges en cours, etc.), un chantier titanesque qui explique, selon le ministère, les imperfections relevées par les contrôleurs. "Ce n'est pas un problème de malversation, mais un défi technique lié à la transition", insiste Yves Assala, porte-parole du Minfi.


Un recensement en cours, mais des zones d'ombre persistantes


Pour illustrer ses avancées, le ministère cite les travaux déjà engagés :



  •     Inventaire du patrimoine immobilier dans le Wouri, le Mfoundi, ainsi que les régions du Sud et de l'Est.

  •     Extension prévue aux autres villes et ambassades camerounaises à l'étranger.




Cependant, tant que cette réforme ne sera pas finalisée, la Chambre des comptes "ne pourra que constater des écarts", reconnaît le Minfi. Une position qui ne convainc pas tout le monde, alors que les doutes sur la transparence financière de l'État alimentent régulièrement les débats publics.


Une réforme cruciale pour l'avenir économique


Malgré les critiques, le ministère réaffirme sa détermination à mener à bien cette modernisation. "Cela permettra de mieux évaluer la richesse de l'État et d’accéder à plus de financements extérieurs", argue-t-il, en référence aux bailleurs internationaux souvent exigeants sur la bonne gouvernance financière.


Babissakana et l'opinion publique maintiennent la pression


Si cette sortie du Minfi apporte des éléments de réponse, elle ne dissipe pas toutes les interrogations. La voix d'experts comme Babissakana, ainsi que les attentes des citoyens, continuent de peser sur le gouvernement, sommée de prouver que cette réforme n'est pas qu'un écran de fumée.



#Cameroun #FinancesPubliques #Minfi #Transparence #RéformeComptable #Babissakana



 




Cameroon's Finance Ministry Breaks Silence After Scathing Audit Report


Under pressure from a high-profile open letter by financial engineer Babissakana to the President, Cameroon's Ministry of Finance (Minfi) has finally responded to the damning State Audit Office report on 2023 budget execution. In an April 23 statement, the government's chief budget officer attempted damage control while defending its ongoing accounting reforms.


Explosive Audit Findings


The Supreme Court's Audit Chamber had dropped a bombshell in December 2024, concluding that Minfi's financial statements were "neither regular nor sincere" and failed to provide "a true and fair view of the state's assets and financial position." The report gathered dust until Babissakana's April 21 call for deep technological reforms forced the ministry's hand.


Minfi's Defense: "Not Fraud, Just Transition Pains"


In its rebuttal, the ministry insists the "qualified opinion" from auditors "in no way suggests fraud or concealment." Officials blame the discrepancies on an ongoing shift to accrual-based accounting launched in 2022 - a multiyear project to catalog all state assets (properties, vehicles, software) and liabilities (debts, legal contingencies, salary arrears).



"This isn't about malfeasance but technical challenges during transition," explains ministry spokesperson Yves Assala, noting current efforts to:

 



  •     Inventory government property in Wouri, Mfoundi, and the South/East regions

  •     Expand coverage nationwide and to embassies abroad




Skepticism Persists


While Minfi touts progress, critics note the reforms won't explain away all audit findings overnight. "You can't blame accounting changes for every irregularity," argues economist Martial Nkodo, echoing concerns that the defense might obscure deeper governance issues.


Stakes for Cameroon's Economy


The ministry maintains the overhaul will eventually "provide clearer picture of state wealth" and "unlock development funding" - a nod to IMF and World Bank demands for fiscal transparency. But with public trust eroding, analysts warn the explanation may not satisfy:

 



  •     Civil society groups demanding accountability

  •     International partners monitoring reforms

  •     Experts like Babissakana pushing for faster change




#Cameroon #PublicFinance #AuditReport #Governance #EconomicReform





Ange NGO

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