À partir de juin prochain, environ 7 900 Camerounais perdront leur Statut de Protection Temporaire (TPS), les exposant ainsi à une possible expulsion.
Cette mesure s’inscrit dans une politique migratoire plus restrictive menée par l’administration Trump depuis son retour au pouvoir. Le Département de la Sécurité intérieure (DHS), par la voix de sa secrétaire Kristi Noem, a jugé que les conditions au Cameroun ne justifient plus l’octroi de cette protection spéciale.
"Le TPS n’est pas conçu pour être permanent. Après évaluation, il a été déterminé que la situation sécuritaire ne répond plus aux critères requis", a déclaré Tricia McLaughlin, porte-parole du DHS, dans un communiqué officiel.
Un avenir incertain pour des milliers de familles
Le Statut de Protection Temporaire permettait jusqu’ici aux ressortissants de pays en crise de vivre, travailler et étudier légalement aux États-Unis sans crainte d’expulsion. Pour les Camerounais concernés, cette décision pourrait signifier un retour forcé dans un pays où les défis sécuritaires et humanitaires restent bien présents, malgré les déclarations américaines.
Des voix s’élèvent déjà dans les milieux associatifs et au sein de la diaspora camerounaise pour dénoncer une décision « déconnectée de la réalité du terrain » et potentiellement dangereuse pour ceux qui seront renvoyés dans un contexte encore instable.
Ange NGO