Сependant, si les négociations échouent, les contre-mesures européennes entreront en vigueur, a écrit la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sur le réseau social X.
"Nous avons pris acte de l'annonce du [président américain Donald] Trump. Nous voulons donner une chance aux négociations. Tout en finalisant l’adoption des contre-mesures [européennes], qui ont reçu un fort soutien de la part nos États membres, nous les suspendons pendant 90 jours. Si les négociations ne sont pas satisfaisantes, nos contre-mesures entreront en vigueur", a-t-elle écrit.
En outre, Mme Von der Leyen a confirmé la poursuite de l'élaboration d’une nouvelle salve tarifaire de l'UE.
Dans le même temps, le porte-parole de la Commission européenne, Stefan De Keersmaecker, a reconnu, lors d'un point-presse à Bruxelles, que les États-Unis n'avaient pas suspendu certaines taxes et que les droits de douane sur l'acier, l'aluminium et les voitures en provenance de l’UE restaient en vigueur à ce stade.
"Nous marquons une pause et invitons les États-Unis à la table des négociations pour discuter et trouver un accord", a déclaré M. De Keersmaecker.
Le 9 avril, les États membres de l'UE ont approuvé l'imposition d'une première salve de droits de douane de 25% sur une série de produits agricoles et industriels en provenance des États-Unis, la valeur totale des importations en provenance des États-Unis soumises aux droits de douane de l'UE étant estimée à 21 milliards d'euros par an. Une deuxième salve tarifaire pourrait être lancée le 15 mai. Bruxelles s’est dit prêt à continuer à imposer de nouveaux droits jusqu'au 1er décembre, en réaffirmant son intention d’entamer un dialogue avec les États-Unis pour "ramener tous les droits de douane à zéro de part et d'autre".
28.000 entreprises françaises seront touchées par la guerre tarifaire avec les États-Unis
Près de 28.000 entreprises françaises seront touchées par les droits de douane que les États-Unis ont imposés à de nombreux pays du monde. C’est ce qu’a déclaré la porte-parole du gouvernement français, Sophie Primas, lors d’un point de presse à Paris.
"Nous sommes en train de faire un inventaire avec les industriels, avec les agriculteurs, avec toutes les filières professionnelles pour estimer l’impact, pour les aider aussi à trouver de nouvelles pistes d’exportation en dehors des États-Unis pour compenser les pertes. Nous avons en France à peu près 28.000 entreprises qui seront touchées par ces droits de douane: certaines beaucoup, certaines moins", a-t-elle indiqué, ajoutant qu’il était encore trop tôt pour dire quel impact cette nouvelle situation aurait pour la croissance et l’emploi en France.
Mme Primas a également informé que le président français Emmanuel Macron avait l'intention d'organiser une réunion du Conseil stratégique du commerce extérieur le 13 mai pour "garantir la protection de nos intérêts économiques vitaux". Elle a en outre souligné que la France privilégiait la position commune européenne pour parler des droits de douane avec les États-Unis. "Nous devons trouver des voies pour avoir une seule voix, une voix déterminée et une voix très forte vis-à-vis des États-Unis, non pas pour aggraver le conflit, mais pour être en position de force pour pouvoir parler au président Trump et encore plus avec les Américains, parce que je ne suis pas sûre qu’aujourd’hui, les Américains soient très heureux avec ce qui se passe avec ces droits de douane", a-t-elle expliqué.
Le président américain avait annoncé le 2 avril l’introduction de droits de douane sur les produits en provenance de 185 pays et territoires. Pour tous les pays de l’UE, les droits de douane seront de 20%. En outre, l’administration américaine avait imposé des droits de douane de 25% sur toutes les voitures importées à partir du 3 avril. Le dirigeant américain avait en outre décrété l’état d’urgence nationale en raison de la situation économique. De son côté, l’UE avait promis d’élaborer des mesures de riposte qui concerneront les importations américaines.
Les États-Unis sont sur le point de conclure des accords commerciaux avec plusieurs pays
L'administration du président américain Donald Trump pourrait dans un proche avenir conclure des accords avec un certain nombre de pays sur des réductions tarifaires mutuelles. C'est ce qu'a indiqué Kevin Hassett, directeur du Conseil économique national auprès de la Maison-Blanche.
"Il y a une grande liste d'accords qui ont presque atteint leur ligne d’arrivée", a déclaré M. Hassett à la chaîne de télévision CNBC. Auparavant, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, avait indiqué que le Vietnam, l'Inde, la Corée du Sud et le Japon menaient des négociations avec les États-Unis sur l’assouplissement des droits de douane.
Le 2 avril, M. Trump a annoncé l'introduction de droits de douane sur les produits provenant de 185 pays et territoires. La Russie ne figure pas sur cette liste. Des taxes universelles de 10% sont entrées en vigueur le 5 avril, des taxes individuelles ont commencé le 9 avril.
En outre, l'administration américaine a imposé des droits de douane de 25% sur toutes les voitures importées à partir du 3 avril. M. Trump a également déclaré l'état d'urgence dans le pays en raison de la situation économique.
Le 9 avril, Donald Trump a déclaré qu'il suspendait les augmentations de droits de douane pour 90 jours pour 75 pays qui se sont montrés prêts à négocier. Ces pays seront soumis à des droits de douane de 10%. Le président américain a déclaré qu'il était ouvert à la discussion du montant des droits de douane avec ses partenaires commerciaux.
L'ajournement des tarifs par Trump est un pas vers la stabilisation de l'économie
La décision du président américain Donald Trump de reporter la hausse des droits de douane à l'importation de 90 jours constitue un pas important vers la stabilisation de l'économie mondiale, a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
"Je salue l'annonce du président Trump concernant la suspension des droits de douane réciproques. C'est un pas important vers la stabilisation de l'économie mondiale", a-t-elle écrit sur le réseau social X.
Elle a souligné que Bruxelles restait déterminé à mener "des négociations constructives avec les États-Unis pour parvenir à un commerce sans entrave et mutuellement bénéfique". Dans le même temps, elle a noté que l'UE se concentrait sur la diversification de sa politique commerciale et ses efforts pour éliminer les obstacles au sein du marché intérieur de l'UE.
Le 9 avril, Trump a annoncé qu'il suspendait pour 90 jours la hausse des droits de douane à l'égard des pays qui avaient manifesté leur volonté de négocier. À leur égard, des tarifs douaniers à l'importation de 10% s'appliqueront. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a souligné que la suspension des droits de douane s'appliquait notamment au Canada et au Mexique. Dans le même temps, le dirigeant américain a porté les droits de douane sur les produits chinois à 125%
Les politiques commerciales de Trump ont sapé la confiance dans le dollar américain
La politique commerciale du président américain Donald Trump a entraîné une dégradation de la confiance dans le dollar américain en tant que principale monnaie mondiale. C'est ce qu'écrit Reuters en se référant au membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) et gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.
Il estime également que la politique protectionniste de Trump et l'imprévisibilité de son comportement, qui s'accompagne d'actions brusques et volatiles à l'égard d'autres pays, auront un rôle négatif pour l'économie américaine dans son ensemble.
Le 2 avril, Trump a annoncé l'imposition de droits de douane sur les produits de 185 pays et territoires. Les droits universels de 10% sont entrés en vigueur le 5 avril, les droits individuels le 9 avril. Mercredi, M. Trump a déclaré qu'il suspendait la hausse des droits de douane pendant 90 jours pour 75 pays qui se sont montrés disposés à négocier. Ces pays seront soumis à des droits de douane de 10%.
AN