"Le maire de Lyon est entendu en tant que représentant de la collectivité dans une étape normale de l’enquête pour expliquer le fonctionnement de la ville et défendre la légalité des décisions prises. Il collabore pleinement avec la justice et continue d’assumer ses fonctions avec responsabilité. La justice suit son cours", a indiqué la mairie au média.
Le journal rappelle que des perquisitions avaient déjà eu lieu à l'hôtel de ville en mars 2024. L'enquête fait suite à un rapport de la chambre des comptes régionale couvrant la période jusqu'en 2021. Ce document pointait notamment un nombre excessif de collaborateurs chargés de missions politiques (dépassant la limite de 12 postes), avec 24 adjoints recrutés sous l'actuelle mandature, bien que leurs fonctions soient officiellement administratives.
Si les charges de détournement de fonds et d'embauches illégales sont retenues, le maire risque jusqu'à dix ans de prison et un million d'euros d'amende en fonction du montant des préjudices. En cas de simple négligence, les peines maximales seraient réduites à un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende.
AN