Audi suspend ses livraisons aux États-Unis à cause des droits de douane
Le géant allemand de l'automobile Audi (qui fait partie du groupe Volkswagen) suspend ses livraisons de voitures aux États-Unis en raison des taxes à l'importation imposées par le président américain Donald Trump, rapporte le journal Bild.
Selon ses informations, un représentant de la société a confirmé qu'une lettre à ce sujet avait été envoyée aux concessionnaires. Ainsi, tous les véhicules importés aux États-Unis après le 2 avril seront temporairement retenus et ne seront pas délivrés aux concessionnaires. Désormais, ces derniers doivent se concentrer sur la réduction de leurs stocks, indique la publication.
Dans le même temps, la porte-parole de la société a ajouté qu'Audi disposait actuellement dans ses entrepôts américains de plus de 37.000 voitures qui ne sont pas soumises aux nouveaux droits de douane et qui peuvent donc être vendues. Cela suffirait pour environ deux mois.
Le président américain Donald Trump a annoncé le 2 avril introduire des droits de douane sur les marchandises de 185 pays et territoires. La Russie ne figure pas sur cette liste.
Une taxe universelle de 10% est entrée en vigueur à partir du 5 avril, tandis que des taxes individuelles débuteront le 9 avril. En outre, la Maison-Blanche a introduit des taxes de 25% sur toutes les voitures importées à partir du 3 avril. Donald Trump a décrété l'état d'urgence économique dans le pays.
Le Canada dépose une plainte à l'OMC sur les taxes américaines sur les voitures
Les autorités canadiennes ont déposé une plainte à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à propos des droits de douane de 25% imposés par les États-Unis sur les voitures et les pièces détachées importées du Canada, indique un communiqué publié sur le site de l'OMC.
"Le Canada a demandé des consultations à l'OMC sur les litiges avec les États-Unis concernant les mesures américaines imposant un droit de douane de 25% sur les voitures et les pièces automobiles en provenance du Canada", indique le texte.
Le Canada considère que ces mesures sont contraires aux obligations de Washington en vertu de diverses dispositions de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (Gatt) de 1994.
Selon les mécanismes de l'OMC, les parties en conflit disposent de 60 jours pour discuter de leurs différends et arriver à une solution favorable. Si elles ne parviennent pas à un compromis, le Canada peut demander la convocation d'un groupe d'experts chargé de rédiger un rapport formulant des recommandations pour résoudre le litige. Selon l'OMC, bien que ces recommandations ne soient pas obligatoires, les pays membres les appliquent souvent. La préparation d'un rapport prend en moyenne un an.
Le président américain Donald Trump a annoncé le 2 avril l’introduction de droits de douane sur les marchandises de 185 pays et territoires. Une taxe universelle de 10% est entrée en vigueur à partir du 5 avril, tandis que des taxes individuelles débuteront le 9 avril. En outre, la Maison-Blanche a introduit des taxes de 25% sur toutes les voitures importées à partir du 3 avril. Donald Trump a décrété l'état d'urgence économique dans le pays.
Bruxelles propose à Washington un retour à des droits de douane nuls sur les automobiles
La Commission européenne a proposé à Washington de rétablir des droits de douane nuls réciproques dans le secteur automobile, a déclaré la présidente de la Commission Ursula von der Leyen lors d'une conférence de presse à Bruxelles.
"Nous avons proposé aux États-Unis de revenir à des tarifs douaniers nuls pour l'ensemble du secteur automobile", a-t-elle affirmé.
Interrogée par des journalistes sur la date de cette proposition, elle a reconnu qu'elle "avait été faite il y a quelque temps déjà, mais reste valable" aujourd'hui, dans le contexte des tarifs imposés par les États-Unis contre l'Union européenne.
L'UE prendra le 15 avril des mesures de rétorsion contre les droits de douane américains
Le ministre des Affaires étrangères et vice-premier ministre d’Italie, Antonio Tajani, a déclaré que l'Union européenne n'avait pas l’intention de retarder l'application de ses droits de douane en réponse à ceux qui ont été décrétés par le président américain Donald Trump. Il a ajouté que la liste des produits américains frappés par les taxes était en train d’être peaufinée pour prendre corps mardi.
"Les droits de douane de l'UE entreront en vigueur le 15 avril et s'appliqueront à une série de produits américains. C’est une ancienne liste "gelée". J’ai demandé un report, mais il me semble que la position dominante est de les introduire à compter du 15 avril", a-t-il indiqué, cité par l’agence italienne Ansa, en marge d'une réunion ministérielle à Luxembourg. "La deuxième série de contre-mesures devrait entrer en vigueur le 15 mai et d’ici là, il est encore temps de négocier."
Il a exprimé l'espoir que le whisky serait exclu de la liste des produits américains parce que des droits de douane plus élevés sur cette boisson supposeraient des tarifs plus élevés sur le vin aux États-Unis, ce que "nous ne souhaitons absolument pas".
Selon certaines informations, la Commission européenne doit soumettre ce lundi la liste des marchandises américaines frappées par des droits de douane supplémentaires en réponse aux taxes douanières décrétées par Washington sur l'acier et l'aluminium de l'UE. Il s’agira de viande, de céréales, de vin, de bois, de vêtements, mais aussi d’aspirateurs, de chewing-gum, de fil dentaire, de papier toilette et de diamants. En outre, la liste pourrait comprendre le bourbon qui afficherait des droits de douane de 50%, ce qui pourrait entraîner des mesures de rétorsion avec une taxe de 200% sur les champagnes, vins et autres alcools de l’UE.
Les tarifs américains affectent plus de 70% de toutes les exportations de l'UE
Les droits de douane américains affectent des exportations de l'Union européenne d'une valeur de 380 milliards d'euros, ce qui représente plus de 70% de toutes les exportations des pays de la communauté vers les États-Unis. C'est ce qu'a déclaré le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, lors d'une conférence de presse organisée à l'issue d'une réunion ministérielle informelle de l'UE sur les désaccords commerciaux avec Washington, au cours de laquelle la Commission européenne a présenté pour la première fois son analyse des droits de douane américains.
Selon lui, le commerce de l'UE avec les États-Unis, son principal partenaire, est dans une situation difficile. Les droits de douane affectent des exportations pour un montant de 380 milliards d'euros, ce qui signifie que plus de 70% de toutes les exportations sont soumises à des droits de douane de 20%, 25% ou même plus, a-t-il indiqué.
M. Sefcovic a noté que la liste finale des contre-mesures commerciales avait déjà été préparée, elle serait présentée aux pays de l'UE dans l'après-midi du 7 avril et serait approuvée le 9 avril.
Comme l’a déclaré lors d’une conférence de presse à Bruxelles la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, la Commission européenne avait proposé à Washington de rétablir des droits de douane nuls réciproques dans le secteur automobile.
Le 2 avril, le président américain Donald Trump a annoncé que son gouvernement imposerait des droits de douane sur les importations en provenance de nombreux pays, tandis que l'UE serait soumise à un taux de 20%.
L’Asean enverra les représentants des pays à Washington pour négocier les tarifs imposés
Les représentants des pays de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean) se rendront aux États-Unis pour tenir des négociations sur les droits de douane imposés par l’administration américaine. C’est ce qu’a déclaré le premier ministre malaisien, Anwar Ibrahim.
"Dans le cadre de notre diplomatie flexible visant à interagir avec d’autres pays d’une manière paisible, et c’est moi qui ai parvenu à ce consensus parmi les dirigeants de l'Asean, nous enverrons, avec nos homologues de l’Association, nos représentants officiels à Washington pour entamer le processus de dialogue", a-t-il expliqué relayé par l'agence de presse Bloomberg.
"Le système commercial mondial éprouve de fortes tensions, plus que jamais ces dernières années, a souligné M. Ibrahim. Avec le flux de droits de douane qui s'abat violemment et rapidement sur le monde, nous assistons à la destruction de l'ordre mondial. [...] C'est pour cette raison que l'Asean doit compter davantage sur elle-même", a-t-il résumé.
Le 2 avril, le président américain Donald Trump a annoncé avoir imposé des droits d'importation de 10% contre tous les produits de l’étranger, ainsi que des droits d'importation individuels supplémentaires contre des dizaines de pays ayant les déficits commerciaux les plus élevés avec les États-Unis. Cette liste comprenait un certain nombre de pays de l'Asean, se retrouvant dans le groupe avec les droits de douane les plus élevés, à savoir le Cambodge (49%), le Laos (48%), le Vietnam (46%), la Thaïlande (36%) et l’Indonésie (32%).
Jusqu'à 70 pays ont demandé aux États-Unis de négocier des réductions de droits de douane
Les représentants de près de 70 États ont proposé aux États-Unis d'entamer des négociations sur l'assouplissement des droits de douane, ces discussions pouvant durer jusqu'en juin. C'est ce qu'a indiqué le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent.
"50, 60 et peut-être près de 70 pays ont approché l'administration [du président américain Donald] Trump avec une proposition de négociations. Les mois d'avril, de mai et peut-être de juin seront donc très chargés", a déclaré M. Bessent lors d'une interview accordée à Fox Business TV.
Comme l'a noté le secrétaire au Trésor américain, il a "conseillé aux représentants étrangers de garder leur sang-froid, de ne pas aggraver la situation et d'adresser" à l'administration de Washington "des propositions concrètes" sur la manière dont ils "prévoient de réduire les droits de douane, de supprimer les barrières non tarifaires, de mettre un terme à la manipulation des devises et aux subventions". Dans ce cas, a-t-il ajouté, "Trump sera à un moment donné prêt à entamer des négociations".
"Nous avons atteint la limite supérieure des droits de douane et je m'attends à ce que des négociations fructueuses nous permettent de les réduire progressivement. Cependant, beaucoup dépendra des autres pays. Le président Trump a l'intention de faire partie du processus, et il est convaincu, comme beaucoup d'entre nous, que jusqu'à présent les conditions [du commerce mutuel] ont été injustes. Les négociations promettent donc d'être difficiles", a ajouté M. Bessent.
Le 2 avril, Trump a annoncé l'imposition de droits de douane sur les produits de 185 pays et territoires. Des tarifs universels de 10% sont entrés en vigueur le 5 avril, les tarifs individuels commenceront à prendre effet le 9 avril. En outre, l'administration américaine a imposé des droits de douane de 25% sur toutes les voitures importées à partir du 3 avril.
Les entreprises pharmaceutiques de l'UE pourraient se retirer vers les États-Unis
Les entreprises pharmaceutiques européennes ont averti la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen que les droits de douane imposés par le président américain Donald Trump les obligeaient à accélérer le transfert de leur production vers les États-Unis. C'est ce que rapporte Reuters, citant des sources.
Selon leurs informations, la Fédération européenne des associations et industries pharmaceutiques (EFPIA) a appelé Mme von der Leyen à prendre des "mesures rapides et radicales" pour réduire le "risque de départ" des fabricants de médicaments de l'Europe vers les États-Unis dans le cadre des mesures protectionnistes de l'administration américaine. Les dirigeants de l'industrie pharmaceutique estiment que l'UE doit modifier le système de réglementation de l'industrie et créer des conditions plus favorables à l'innovation afin d'arrêter la fuite des investissements et de la recherche et développement de l'Europe vers les États-Unis, ont ajouté les interlocuteurs de l'agence.
Fin mars, Donald Trump a déclaré qu'il avait l'intention de "rapatrier la production de médicaments et de produits pharmaceutiques". Auparavant, le dirigeant américain avait averti les représentants des grandes entreprises pharmaceutiques qu'ils seraient soumis à des droits de douane s'ils ne transféraient pas leur production aux États-Unis.
Le 2 avril, M. Trump a annoncé l'imposition de droits de douane sur les produits de 185 pays et territoires. Concernant l'ensemble des pays de l'UE, les droits s'élevent à 20%.
Le 3 avril, Bloomberg a rapporté que M. Trump avait reporté l'adoption de droits de douane sur les produits pharmaceutiques, mais qu'il prévoyait d'introduire de telles mesures à l'avenir.
Le Kenya pourrait bénéficier des droits de douane américains
Le Kenya espère gagner face à ses concurrents parmi les exportateurs mondiaux de textile grâce à la baisse des droits de douane imposés par les États-Unis. Le ministre kenyan de l'Investissement, du Commerce et de l'Industrie, Lee Kinyanjui, l’a déclaré lundi.
"Étant donné que d'autres pays exportateurs de textile sont confrontés à des droits beaucoup plus élevés, le Kenya pourrait se positionner comme un centre d'approvisionnement alternatif pour les acheteurs", a déclaré le ministre, cité par l'agence Reuters. Selon l'agence, d'autres pays d'Afrique de l'Est, la Tanzanie, l'Éthiopie ainsi que des États d'Amérique latine, qui sont soumis à des droits de douane de 10%, pourraient également en bénéficier.
Les droits de douane augmenteront les coûts des entreprises en raison des prix élevés de l'électricité et des taxes qui s'ajoutent à celles des concurrents. "Une disparité tarifaire temporaire ne crée pas de réelle compétitivité", a déclaré le plus grand fabricant de vêtements du Kenya, United Aryan.
Plus tôt, le président américain Donald Trump a annoncé l'imposition de droits de douane sur les produits de 185 pays et territoires. Les marchandises en provenance du Kenya seront soumises à une taxe de 10%.
Le Kenya Business Daily a rapporté que les exportateurs du pays comptaient sur le soutien de l'Union africaine pour faire pression en faveur de la suppression des droits de douane par les États-Unis sur un certain nombre de produits et de l'extension de la loi sur la croissance et les opportunités (AGOA), qui fournit un accès en franchise de droits au marché africain.
Le Kenya et les États-Unis négocient bilatéralement un accord commercial depuis 2018, mais ne l'ont pas encore conclu. Selon le journal, environ 60.000 Kényans travaillant dans des entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse 50 milliards de shillings kényans (352 millions d’euros) dépendent du commerce avec les États-Unis. De 2019 à 2023, le Kenya a exporté pour 250 milliards de shillings kényans (1,76 milliard d’euros) de marchandises vers les États-Unis, principalement dans les secteurs de l'agriculture et du textile. Selon l'Autorité des zones d'exportation du Kenya, en 2023, les investissements dans les entreprises qui commercent avec les États-Unis dans le cadre de l'AGOA ont atteint 29 milliards de shillings kényans (204 millions d’euros). Le Kenya est le cinquième pays le plus dépendant de l'AGOA après la Zambie, le Lesotho, la République démocratique du Congo et le Bénin.
AN